Cinq pays européens veulent négocier un 'hub de retour' avec un pays tiers
17:15, 04/09/2026, vendredi
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Le personnel se tient derrière une porte du laboratoire de cathétérisme cardiaque de l'hôpital Harzklinikum Dorothea Christian Erxleben, à Quedlinburg, dans l'est de l'Allemagne, le 27 août 2026. Alors qu'une victoire électorale de l'extrême droite se profile dans l'est de l'Allemagne, anciennement communiste, de nombreux migrants s'apprêtent à faire leurs valises, craignant l'"offensive de déportation et de remigration" brandie par l'AfD.Le Danemark, la Grèce, l'Autriche, l'Allemagne et les Pays-Bas ont annoncé leur intention de négocier avec un pays tiers un accord sur un "hub de retour" pour migrants déboutés, visant une mise en service autour du 1er janvier 2027.
Un accord de principe visé pour début 2027
Le Danemark, la Grèce, l'Autriche, l'Allemagne et les Pays-Bas ont officialisé vendredi à Copenhague leur volonté de conclure un accord avec un pays tiers situé en dehors de l'Union européenne.
Cette initiative vise à créer un "hub de retour" destiné à accueillir des migrants dont la demande d'asile a été rejetée.
"Vers le Nouvel An, nous espérons être parvenus à un accord de principe avec un pays partenaire situé en dehors de l'Union européenne"
pour l'installation d'un "hub de retour", a déclaré le ministre danois des Migrations Morten Bødskov, précisant que son pays envisage déjà des renvois dès l'année prochaine.Destinations africaines en lice
Aucun pays partenaire n'a été officiellement désigné lors de la conférence de presse. Cependant, l'Ouganda et le Rwanda figurent parmi les destinations potentielles évoquées.
Le ministre grec des Migrations et de l'Asile, Thanos Plevris, a indiqué que
"des discussions ont déjà eu lieu avec différents pays hors UE, qui en sont à un stade avancé"
. Selon la même source, l'objectif fixé consiste à rendre opérationnel ce centre de retours dans un pays extérieur à l'Union européenne au cours de l'année 2027.
Un cadre législatif contesté
Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un règlement adopté en juin par le Parlement européen, qui autorise explicitement les États membres à établir des accords bilatéraux pour l'installation de centres de rétention hors des frontières communautaires.
Toutefois, cette législation, destinée à accélérer les procédures d'expulsion, suscite de vives critiques de la part des défenseurs des droits humains.
Le Conseil de l'Europe a d'ailleurs adressé des recommandations aux commissaires chargés de la politique migratoire des cinq pays concernés afin de prévenir d'éventuelles atteintes aux droits fondamentaux.
De plus, le texte n'a pas recueilli l'adhésion unanime des Vingt-Sept. Emmanuel Macron a notamment jugé cette approche inefficace et contraire aux valeurs de l'Europe.
Pour rappel, le Rwanda a confirmé en août avoir engagé des
"discussions préliminaires"
avec plusieurs États européens sans les nommer, dans la perspective d'accueillir des migrants en transit.A lire également:

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