18:27, 04/09/2026, vendrediM: Mise à jour: 18:37, 04/09/2026, vendredi
Tentative de déstabilisation au Niger : la société civile condamne et dénonce un complot international
Plusieurs organisations de la société civile se sont réunies pour crier leur colère contre les évènements qui se sont déroulés dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à Niamey.
Réunies à la Place de la Concertation, elles ont condamné une tentative de déstabilisation commanditée de l’extérieur par des pays hostiles au pouvoir du général Tiani.
Ce rassemblement tenu le 02 septembre à Niamey a également réuni des cadres de l’administration et de nombreux hauts gradés. Il a été l’occasion pour les organisateurs de la manifestation, de s’en prendre une nouvelle fois, à la France, ancienne puissance coloniale accusée de tout mettre en œuvre pour déstabiliser le Niger.
"Derrière ce qui apparaissait comme un mouvement d’humeur d’un groupe de militaires, se cache en vérité un complot inédit de déstabilisation d’une violence rare contre les institutions de notre pays,"
déclare Abdoulaye Seydou, le coordonnateur du mouvement M62.Présent à cette manifestation, le directeur général de DG l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi (Anpe) a appelé la jeunesse à la vigilance contre les assauts répétés contre le Niger. Abdou Idé Oumarou indique qu'il est venu pour réaffirmer son soutien au président Abdourahamane Tiani.
Dans la foule de manifestants, Abdoulaye Aziz Nafiou Mourtala. Cet activiste déclare sans ambages que ces attaques sont un complot préparé par des pays étrangers avec à leur tête, la France, l’ancienne puissance coloniale.
"C’est l’œuvre de la France et ses acolytes, c’est-à-dire, certains citoyens africains,
" commente M. Mourtala.Les manifestants sont aussi revenus sur les déclarations de Roger Gabriel, un capitaine de l’armée nigérienne qui commande une unité de parachutistes à Niamey qui a accusé la France et le Bénin, le Tchad, la Côte d’Ivoire d’avoir tenté d’instrumentaliser ce qui était au départ, au "mouvement d’humeur" de quelques militaires incontrôlés.
Le jeune officier a expliqué avoir été contacté lors des évènements par des militaires tchadiens qui voulaient négocier son ralliement aux soldats qui ont retourné l’arme contre leurs autorités.
Cinq jours après les affrontements de Niamey, les autorités poursuivent les enquêtes pour situer les responsabilités.
Par Ulrich Yasser






