Sri Lanka : appel des ex-responsables condamnés pour les attentats de 2019
16:10, 01/08/2026, samedi
AFP

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Sri Lanka : appel des ex-responsables condamnés pour les attentats de 2019L'ancien chef de la police Hemasiri Fernando et l'ex-secrétaire à la Défense Pujith Jayasundara, condamnés à mort pour négligence ayant entraîné la mort lors des attentats de Pâques 2019 au Sri Lanka, vont faire appel devant la Cour suprême, a indiqué samedi leur avocat.
La condamnation et l'appel devant la Cour suprême
Selon les informations relayées par l'avocat des deux hommes,
Hemasiri Fernando, 76 ans, et Pujith Jayasundara, 66 ans,
ont été reconnus coupables vendredi de négligence ayant entraîné la mort. Ce jugement fait suite à un appel de l'État contre l'acquittement initial des deux anciens responsables. Par ailleurs, leur conseil Chaminda Athukorale a précisé qu'ils déposeraient un recours devant la Cour suprême d'ici deux semaines."L'avis du tribunal explique pourquoi les deux accusés n'avaient aucun mobile pour tuer et n'avaient aucun lien avec les véritables auteurs des attentats"
, a déclaré Me Athukorale à l'AFP. Il a également souligné que la défense s'appuierait sur l'absence de lien direct avec les terroristes pour faire casser le verdict de culpabilité.Les négligences ayant conduit aux attentats de Pâques
Les deux anciens hauts responsables étaient accusés de n'avoir pas pris en compte des informations alertant contre un risque d'attentats imminents. De plus, le renseignement indien avait transmis un avertissement officiel au Sri Lanka dès le 4 avril 2019, précisant que des extrémistes islamistes pourraient perpétrer des attaques suicide contre des cibles chrétiennes, mais les autorités srilankaises n'avaient pris aucune mesure préventive pour sécuriser les lieux de culte. Toutefois, la défense soutient que la négligence reprochée ne saurait établir de lien direct avec les auteurs matériels des explosions.
Un contexte de moratoire sur les exécutions
Les attentats commis le dimanche de Pâques le 21 avril 2019 avaient visé trois églises chrétiennes et trois hôtels de luxe, faisant 279 morts dont 45 étrangers et plus de 500 blessés. En outre, le Sri Lanka n'a procédé à aucune exécution depuis 1976, maintenant ainsi un moratoire non officiel sur la peine capitale malgré les condamnations prononcées. Selon la même source, cette absence de pratique exécutive pourrait influencer les débats à venir devant les juridictions supérieures.
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