Mali : libération de l'ex-Premier ministre Moussa Mara
16:05, 01/08/2026, samedi
AFP

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Après une année de détention, Moussa Mara a été libéré ce samedi 1ère Août 2026.L'ancien chef du gouvernement malien Moussa Mara a regagné sa liberté samedi après avoir accompli sa peine d'un an de prison ferme pour atteinte au crédit de l'État et opposition à l'autorité, ont indiqué à l'AFP son parti et une source judiciaire.
Retour à la liberté après un an de détention
Selon un responsable du parti Le Changement (Yelema), qui a requis l'anonymat pour des raisons de sécurité, l'ancien Premier ministre a quitté samedi la prison de Koulikoro, située à une cinquantaine de kilomètres de Bamako.
"Moussa Mara a été libéré ce samedi après avoir purgé sa peine. Je confirme. Notre leader est en route en ce moment pour son domicile"
à la capitale, a-t-il précisé. Selon la même source, Moussa Mara, qui avait dirigé le gouvernement pendant huit mois en 2014-2015, était détenu depuis le 1er août 2025.Condamnation pour atteinte au crédit de l'État
L'ancien chef de l'exécutif avait été arrêté après avoir affirmé sur les réseaux sociaux avoir rendu visite à des prisonniers qualifiés de
"détenus d'opinion"
, leur promettant qu'ils obtiendraient un jour justice. La cour d'appel de Bamako l'avait condamné en février 2026 à deux ans de prison dont un ferme, ainsi qu'à une amende de 500 000 francs CFA (762 euros), confirmant ainsi le jugement de première instance rendu le 27 octobre 2025. Par ailleurs, une source judiciaire a confirmé à l'AFP le départ de l'intéressé : "Le prisonnier Moussa Mara, après avoir purgé sa peine, a quitté aujourd'hui (samedi) la prison de Koulikoro".
Contexte de tension politique sous la junte
Le Mali est dirigé par une junte militaire depuis les coups d'État successifs de 2020 et 2021. De plus, les autorités militaires ont pris des mesures répressives à l'encontre de la presse et des voix critiques, allant jusqu'à dissoudre les partis politiques et les organisations à caractère politique. Toutefois, cette fermeté politique s'inscrit dans un contexte de profonde crise sécuritaire qui dure depuis 2012, marquée par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, ainsi que par l'action de groupes criminels communautaires.
En juillet 2025, le régime militaire avait accordé au général Assimi Goïta un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable sans élection, rompant ainsi l'engagement initial de remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024. Cette décision s'ajoute à une grave crise économique qui affecte le pays sahélien.
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