La rédaction
11:50, 22/07/2026, mercredi

Israël poursuit sans relâche ses efforts visant à effacer l'existence palestinienne

Dans le sud de la Palestine occupée (Cisjordanie), les forces israéliennes multiplient les démolitions de maisons palestiniennes. Depuis janvier 2026, 341 opérations ont détruit 740 structures et déplacé plus de 1 500 personnes. À Masafer Yatta et Deirat, des familles entières se retrouvent sans toit, y compris lorsque leurs habitations disposaient d'un permis israélien. Une politique d'effacement méthodique, menée loin des caméras, à laquelle les habitants répondent par la reconstruction obstinée.

Les familles palestiniennes ont regardé, les larmes aux yeux, les forces d'occupation israéliennes démolir leurs maisons dans le sud de la Palestine occupée (Cisjordanie). Une campagne méthodique qui a déjà détruit 740 structures depuis janvier 2026.

Les bulldozers arrivent à l'aube, escortés par des véhicules militaires. En quelques heures, une maison bâtie en une vie de labeur devient un tas de gravats. Puis les soldats repartent, laissant derrière eux des familles entières sans toit, sous le soleil des collines d'Hébron.

Cette scène s'est répétée des dizaines de fois depuis le début de l'année dans le sud de la Palestine occupée (Cisjordanie). Elle ne relève pas de l'incident isolé : elle constitue le cœur d'une politique d'effacement documentée par les organisations palestiniennes et internationales.


Masafer Yatta, laboratoire du déracinement


La région de Masafer Yatta, au sud d'Hébron, concentre l'essentiel de cette offensive. Le 7 juillet, deux habitations palestiniennes y ont été rasées au motif d'une "absence de permis de construire", une autorisation que l'administration militaire israélienne n'accorde pratiquement jamais aux Palestiniens de la zone C.

Le 14 juillet, c'est le village de Deirat, à l'est de Yatta, qui a été frappé. La maison d'Osama Issa Masaaf, d'une superficie de 230 mètres carrés, abritait deux familles, soit douze personnes. Elle n'existe plus.

Le même jour, les forces d'occupation ont notifié des ordres de démolition visant dix maisons, des structures agricoles et un parc à Khirbet Humsa et Khirbet Suba. L'objectif affiché est d'ouvrir une route destinée à desservir une nouvelle colonie illégale.


Le permis comme piège


L'argument administratif s'effondre à l'examen des faits. Une maison démolie récemment avait pourtant été construite en 2016 avec un permis délivré par Israël lui-même. Elle logeait deux familles, dont huit enfants.

Ce précédent illustre la nature réelle du dispositif: le permis n'est pas une garantie, mais un instrument de contrôle révocable à volonté. Palestiniens avec ou sans autorisation, le résultat converge vers le même point: le départ.


Des chiffres qui dessinent une stratégie


Selon la Commission palestinienne de résistance au mur et aux colonies, les autorités israéliennes ont mené 341 opérations de démolition durant le premier semestre 2026, détruisant 740 structures palestiniennes (habitations, installations agricoles, abris pour animaux.

À cela s'ajoutent 254 nouveaux ordres de démolition émis sur la même période, autant d'épées de Damoclès suspendues au-dessus de familles qui vivent désormais dans l'attente du bulldozer.

Plus de 1 500 Palestiniens ont été déplacés de force depuis le début de l'année dans la Palestine occupée (Cisjordanie). Le mouvement ne ralentit pas ; il s'accélère.


Une méthode: rendre la vie impossible


La démolition d'une maison ne se limite jamais à la maison. Les citernes d'eau sont détruites, les abris de bétail arasés, les routes d'accès coupées, les terres agricoles déclarées zones militaires fermées.

L'ensemble forme un système cohérent visant à rendre la présence palestinienne matériellement intenable, sans recourir à l'expulsion massive et frontale qui attirerait l'attention internationale. Le déplacement devient alors "volontaire", un vocabulaire que contestent l'ensemble des organisations de défense des droits humains.

Le droit international humanitaire est pourtant sans ambiguïté. La Quatrième Convention de Genève interdit à une puissance occupante de détruire des biens immobiliers appartenant à la population occupée, sauf nécessité militaire absolue, et prohibe le transfert de sa propre population civile vers le territoire occupé.


L'indifférence comme condition de possibilité


Ces démolitions se déroulent loin des caméras, dans des hameaux dont les noms n'atteignent presque jamais les rédactions occidentales. C'est précisément cette invisibilité qui les rend possibles.

Pendant que l'attention mondiale reste focalisée sur Gaza, la Palestine occupée (Cisjordanie) subit une transformation démographique et territoriale silencieuse, maison après maison, citerne après citerne.

La Türkiye figure parmi les rares États à dénoncer régulièrement cette politique de colonisation et à réclamer des mécanismes contraignants de protection des civils palestiniens, quand la majorité des capitales occidentales s'en tiennent à des communiqués de "préoccupation".


Ce que voient les familles


Derrière les statistiques, il y a des enfants qui regardent disparaître le mur contre lequel ils mesuraient leur taille. Des femmes qui récupèrent la vaisselle intacte dans les décombres. Des hommes qui, dès le lendemain, recommencent à empiler des parpaings.

Car c'est là l'autre versant de l'histoire : dans la plupart des cas, les familles restent. Elles dorment sous des bâches, dans des grottes, chez des voisins. Puis elles reconstruisent. Et les bulldozers reviennent.

Cette obstination, le sumud, la fermeté enracinée, constitue la véritable réponse palestinienne à une politique qui mise sur l'épuisement. Trente ans de démolitions n'ont pas vidé les collines d'Hébron.


A lire également:


Une femme voilée blessée par des tirs à Brest: quinze jours de silence assourdissant
International
Une femme voilée blessée par des tirs à Brest: quinze jours de silence assourdissant
Cisjordanie occupée : décès d'un adolescent blessé par l'armée israélienne
International
Cisjordanie occupée : décès d'un adolescent blessé par l'armée israélienne
Jérusalem: un député israélien saccage une école pour orphelins palestiniens
International
Jérusalem: un député israélien saccage une école pour orphelins palestiniens
Fin de page
Le patrimoine de la Turquie. Groupe de médias international.

Bienvenue sur la source d'information qui façonne l’actualité en Turquie ! Avec son approche journalistique impartiale, dynamique et approfondie, Nouvelle Aube – Yeni Şafak offre à ses lecteurs bien plus que de simples actualités. Des sphères politiques et économiques à l’univers de la culture, de l’art et du sport, accédez instantanément à tout ce qui se passe en Turquie et dans le monde. Grâce à ses plateformes numériques, restez informé à tout moment, où que vous soyez. Suivez l’actualité avec Nouvelle Aube – Yeni Şafak !

Suivez nous sur les réseaux sociaux
Télécharger les applications mobiles

Emportez l’actualité partout avec vous ! Grâce aux applications mobiles de Nouvelle Aube – Yeni Şafak, accédez instantanément aux dernières nouvelles. De la politique à l’économie, du sport à la culture et aux arts, une vaste sélection de contenus est à portée de main ! Téléchargez l’application facilement sur vos appareils iOS, Android ou Huawei, et restez informé en temps réel, où que vous soyez. Téléchargez dès maintenant et ne manquez rien de ce qui se passe dans le monde !

Catégories
Albayrak Medya

Maltepe Mah. Fetih Cad. No:6 34010 Zeytinburnu/İstanbul, Türkiyeiletisim@yenisafak.com+90 212 467 6515

AVERTISSEMENT LEGAL

Le nom et le logo de BIST sont protégés par un « Certificat de Marque Déposée » et ne peuvent être utilisés, reproduits ou modifiés sans autorisation. Tous les droits d’auteur relatifs aux informations publiées sous le nom de BIST appartiennent entièrement à BIST et leur reproduction est interdite. Les données de marché sont fournies par iDealdata Technologies Financières S.A. Les données boursières de BIST sont affichées avec un délai de quinze minutes.

© Net Medya, tous droits réservés. 2026