17:16, 16/10/2026, vendredi
À NYU, un homme se disant israélien harcèle des étudiants pro-palestiniens
Le 12 octobre, à New York, un homme se présentant comme Israélien a harcelé, bousculé et menacé des étudiants pro-palestiniens de NYU pendant une manifestation. Il a brandi une photo le montrant en uniforme militaire israélien. Face à la police, il a lancé : "Ne me touchez pas, je viens d'Israël !" L'incident survient lors d'une semaine de mobilisation pour la Palestine.
Un nouvel incident secoue les milieux étudiants de New York. Le 12 octobre, un homme se présentant comme Israélien a
harcelé des étudiants pro-palestiniens
de l'Université de New York (NYU). La scène, filmée, circule largement sur les réseaux sociaux.Harcèlement à NYU: ce que montrent les images
Les vidéos montrent l'homme face à un groupe d'étudiants. Selon les images relayées par Roya News, il s'approche des manifestants, les harcèle verbalement et les menace. D'après les vidéos, il bouscule aussi plusieurs personnes.
Au cours de l'altercation, l'individu exhibe une photographie. On l'y voit, apparemment, en uniforme de l'armée israélienne. Il la brandit devant les étudiants, comme pour appuyer ses propos.
Nouvelle Aube n'a pas pu vérifier de manière indépendante l'identité de l'homme. Le média n'a pas non plus authentifié la photographie. Ces éléments restent donc à confirmer.
"Ne me touchez pas, je viens d'Israël !"
Des policiers new-yorkais (NYPD) interviennent ensuite pour séparer les personnes présentes. L'homme refuse alors de coopérer. Il leur lance:
"Ne me touchez pas, je viens d'Israël !"
Cette phrase fait réagir. En effet, elle laisse entendre qu'une origine ou une nationalité pourrait garantir une forme d'immunité. Or, aucun citoyen ne devrait échapper à l'autorité de la police sur le sol américain.
Par ailleurs, les policiers ont dû s'interposer pour disperser la tension. Les organisateurs étudiants ont ensuite poursuivi leur rassemblement. À ce stade, les sources consultées ne font état d'aucune arrestation.
Une semaine de mobilisation étudiante pour la Palestine
L'incident s'est produit pendant une semaine d'action pour la Palestine. Plusieurs groupes étudiants de NYU l'organisent. Ils multiplient les rassemblements et les débrayages sur le campus et dans la ville.
Les manifestants réclament la fin du génocide à Gaza. De plus, ils exigent que leur université rompe ses liens financiers avec des institutions israéliennes. Leur demande vise donc directement le financement de l'établissement.
Ce n'est pas une revendication nouvelle. Depuis octobre 2023, des étudiants de NYU demandent la fermeture du site de l'université à Tel-Aviv. Ils dénoncent aussi les atteintes à la liberté d'expression des soutiens de la Palestine sur le campus.
Manifestation pro-palestinienne à NYU: un climat d'intimidation
Les étudiants qui défendent la Palestine travaillent sous pression. Les campus américains ont connu de nombreuses tensions ces dernières années. Pourtant, ce sont souvent les manifestants pro-palestiniens qui subissent sanctions, surveillance et pressions.
Cet incident s'inscrit dans ce contexte. Un homme s'en prend à des étudiants en plein rassemblement. Il le fait devant des caméras et devant la police. C'est pourquoi la question de la sécurité des manifestants se pose avec force.
En revanche, les images ne montrent pas, à ce jour, de réponse de l'université. NYU n'a pas, à notre connaissance, réagi publiquement. Les étudiants attendent pourtant des garanties claires pour exercer leur droit de manifester.
Que dit le droit sur ce type de comportement ?
Le droit américain protège la liberté de manifester. Il interdit aussi les menaces et les violences physiques. Bousculer des manifestants peut donc constituer une infraction, quelle que soit la cause défendue.
Une origine ou un passé militaire ne change rien à cette règle. Les policiers new-yorkais appliquent la même loi à tous. C'est pourquoi la formule
"Ne me touchez pas, je viens d'Israël !"
n'a aucune valeur juridique.Les étudiants peuvent déposer plainte s'ils estiment avoir été agressés. Les vidéos servent alors de preuves. De plus, l'université a le devoir de garantir la sécurité de tous ses étudiants. Elle doit aussi enquêter si l'homme est lié au campus.
Pourquoi cet incident compte
Plusieurs enseignements ressortent de cette affaire.
- Le droit de manifester pour la Palestine reste fragile sur les campus américains.
- L'exhibition d'un uniforme militaire dans un rassemblement civil pose un problème d'intimidation.
- La réaction de l'homme face à la police interroge sur la notion d'impunité.
- Les étudiants poursuivent leur mobilisation malgré les pressions.
De plus, l'affaire rappelle un fait simple. Les étudiants demandent la justice, la fin des massacres à Gaza et la fin de la complicité financière. Ils le font de manière publique et pacifique. Ceux qui les menacent ne répondent pas à ces arguments.
Une mobilisation qui ne faiblit pas
Malgré l'incident, la semaine d'action se poursuit. Les organisateurs maintiennent leurs rassemblements et leurs prises de parole. Ainsi, leur message reste inchangé : pas d'argent universitaire pour les institutions israéliennes.
Cependant, la vigilance reste nécessaire. L'université doit protéger ses étudiants, quelles que soient leurs opinions. La police doit, elle aussi, appliquer la loi de la même façon pour tous.
Nouvelle Aube continuera de suivre ce dossier. Si de nouveaux éléments apparaissent, notamment sur l'identité de l'homme ou sur d'éventuelles suites judiciaires, nous les publierons.
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