15:48, 14/10/2026, mercredi
Netanyahu refuse le retour des déplacés de Tulkarem
Mardi, Benjamin Netanyahu a exclu tout retour des Palestiniens expulsés en 2025 des camps de Tulkarem, Jénine et Nour Chams, en Palestine occupée (Cisjordanie). Il a qualifié les anciens habitants de "terroristes" et affirmé que l'armée israélienne resterait sur place. Ces propos défient un arrêt de la Cour suprême israélienne, rendu dimanche, qui demandait à l'armée d'organiser leur retour. Nouvelle Aube revient sur cette déclaration et ses conséquences.
Mardi, le Premier ministre israélien
Benjamin Netanyahu
a fermé la porte au retour des Palestiniens chassés de leurs camps l'an dernier. Ces camps se trouvent en Palestine occupée (Cisjordanie). Il défie ainsi ouvertement la Cour suprême de son propre pays.Netanyahu refuse le retour des déplacés: ce qu'il a dit
Benjamin Netanyahu s'est exprimé depuis Tulkarem. Il a parlé de
"l'ancien camp de réfugiés"
. Selon lui, l'armée israélienne a évacué les lieux "sous notre direction"
et a fait "un excellent travail".
Le Premier ministre a ensuite rejeté toute idée de retour.
"Ce ne sont pas des résidents, ce sont des terroristes"
, a-t-il lancé. Il a ajouté que les Forces de défense israéliennes contrôleront le territoire et y resteront.Précisons que ces qualificatifs sont ceux de Netanyahu. Il n'a présenté aucun élément pour les étayer. Les personnes concernées sont d'abord des habitants de camps de réfugiés, chassés de leurs maisons.
Un arrêt de la Cour suprême israélienne balayé
Cette déclaration survient quelques jours après une décision judiciaire. Dimanche, la Cour suprême a demandé à l'armée d'occupation de s'organiser pour permettre le retour des habitants. Elle visait les camps de Jénine, de Nour Chams et de Tulkarem.
Ces habitants ont été expulsés lors d'assauts menés en 2025. Des dizaines de milliers de personnes ont alors pris la route de l'exil intérieur. Depuis, elles vivent loin de leurs foyers.
Pourtant, Netanyahu a écarté la décision d'un revers de main. Il a dit avoir "entendu dire" que les juges voulaient autoriser ce retour. Sa réponse tient en un mot : non.
Un déplacement forcé contraire au droit international
Le droit international protège les civils sous occupation. La Quatrième Convention de Genève interdit les transferts forcés de population. En conséquence, empêcher un retour prolonge une violation du droit. Il ne la corrige pas.
De plus, ces camps abritent des réfugiés palestiniens depuis des décennies. Leurs familles ont déjà été chassées de leurs terres en 1948. Elles subissent aujourd'hui un nouveau déracinement.
Pourquoi cette annonce inquiète
En effet, le message dépasse le seul cas de Tulkarem. Netanyahu transforme une opération militaire en contrôle permanent. Ainsi, l'armée d'occupation s'installe là où vivaient des familles.
Par ailleurs, le mot "terroristes" sert de justification collective. Il permet de traiter tout un camp comme une cible. Cette logique nourrit l'annexion de fait de la Palestine occupée (Cisjordanie).
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