11:18, 28/07/2026, mardi
Mathilde Panot: "Nous ne nous tairons pas face au génocide du peuple palestinien"
Invitée de BFMTV-RMC le 22 juillet 2026, Mathilde Panot a affirmé que La France insoumise ne se tairait pas face au génocide du peuple palestinien. Revenant sur l'interruption du concert de Barbara Butch, la députée dénonce un deux poids deux mesures de la classe politique, indignée d'un concert perturbé mais silencieuse sur l'extermination à Gaza. Elle vise la loi Yadan, accusée de criminaliser les voix palestiniennes, et rejette les accusations d'antisémitisme.
Invitée de BFMTV-RMC le 22 juillet 2026, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, a tenu une ligne claire:
"Nous ne nous tairons pas face au génocide du peuple palestinien." Face à la polémique sur l'interruption du concert de la DJ Barbara Butch à Grenoble, la députée a surtout pointé un "deux poids deux mesures"
dans l'indignation de la classe politique, prompte à se mobiliser sur certains sujets et silencieuse sur l'extermination en cours à Gaza.Un "deux poids deux mesures" au cœur de l'indignation
Mathilde Panot n'a pas cherché à esquiver. Elle a condamné sans réserve les insultes et les jets de projectiles visant l'artiste, comme elle avait condamné le cyberharcèlement d'extrême droite subi par Barbara Butch au moment des Jeux olympiques. Mais la responsable insoumise a immédiatement dénoncé le décalage : la classe politique s'émeut d'un concert perturbé, tout en détournant le regard d'un génocide documenté par les organisations internationales.
Ce "deux poids deux mesures", selon elle, révèle une hiérarchie des indignations. Quand des voix pro-palestiniennes sont réduites au silence, marginalisées ou criminalisées, l'émotion médiatique se fait rare. Quand la contestation vise une personnalité soutenue par les institutions, la mobilisation est immédiate et unanime. Pour Mathilde Panot, cette asymétrie n'est pas neutre: elle traduit un ordre politique qui refuse encore de nommer le génocide.
La loi Yadan et la criminalisation des voix palestiniennes
La députée a tenu à recentrer le débat sur le fond politique. Ce qu'elle vise, a-t-elle martelé, n'est ni une personne ni sa judéité, mais un engagement précis: la signature d'une tribune en faveur de la loi Yadan, un texte
"qui vise à criminaliser les voix palestiniennes"
. Elle a également rappelé un concert donné en Israël en août 2025, "à quelques kilomètres d'un génocide"
, au moment même où l'ONU alertait sur une extermination du peuple palestinien par la famine.Sur ce terrain, l'accusation d'antisémitisme brandie contre La France insoumise est apparue comme un moyen d'étouffer la critique politique.
"Il n'y a pas d'antisémitisme dans nos rangs et nous ne tolérerons jamais de l'antisémitisme dans nos rangs"
, a affirmé Mathilde Panot, tout en refusant que la dénonciation d'un soutien à une loi liberticide soit assimilée à de la haine antijuive.Le silence assourdissant sur la censure des artistes engagés
Derrière la séquence Barbara Butch se joue une question plus large: celle du sort réservé aux artistes qui défendent la cause palestinienne. Partout, des voix engagées font l'objet de pressions, de déprogrammations et de campagnes de dénigrement, souvent dans l'indifférence de ceux-là mêmes qui invoquent aujourd'hui la liberté de création. Ce silence sélectif, pointé par la présidente du groupe LFI, dit beaucoup de l'état du débat public français sur Gaza.
En refusant de se taire, Mathilde Panot inscrit son intervention dans une bataille pour la parole. Alors que la Palestine occupée (Cisjordanie) et Gaza continuent de subir une violence de masse, la question posée n'est pas seulement celle d'un concert perturbé, mais celle du droit de nommer les crimes en cours sans être réduit au silence.
Une ligne assumée face au génocide
En clôturant son passage télévisé sur la formule
"Nous ne nous tairons pas face au génocide du peuple palestinien"
, Mathilde Panot a assumé une position que peu osent encore tenir avec autant de netteté dans le champ politique français. Au-delà de la polémique, son intervention rappelle une exigence simple: ne pas laisser le vacarme d'une controverse recouvrir l'essentiel, c'est-à-dire la vie de tout un peuple menacé.
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