16:26, 16/07/2026, jeudi
Marseille: deux militants pro-Palestine visés pour "apologie du terrorisme"
Lydia et Diego, deux militants marseillais engagés dans la solidarité avec le peuple palestinien, affirment avoir été visés le 16 juin par une opération de plus de 30 policiers de la police judiciaire. Porte défoncée, menottage, garde à vue et interrogatoire: ils sont accusés d'apologie du terrorisme. Dénonçant une criminalisation du soutien à la Palestine, ils appellent à une mobilisation collective pour la défense des libertés politiques et sociales.
Lydia et Diego, deux militants marseillais engagés de longue date dans la solidarité avec le peuple palestinien, racontent avoir été visés le 16 juin par une vaste opération de la police judiciaire. Accusés d'apologie du terrorisme, ils dénoncent une criminalisation du soutien à la Palestine et appellent à une mobilisation collective pour la défense des libertés politiques et sociales.
Une perquisition à l'aube, plus de 30 policiers mobilisés
Selon leur témoignage, l'opération s'est déroulée à l'aube du 16 juin à Marseille. Plus de 30 policiers de la police judiciaire ont été mobilisés. Leur porte a été défoncée et leur logement, disent-ils, avait été
"prépositionné"
en amont de l'intervention.Les deux militants ont été menottés, placés en garde à vue puis interrogés. Un déploiement de moyens jugé disproportionné par leurs soutiens, pour des faits relevant de l'expression politique.
L'accusation d'apologie du terrorisme en question
Le motif invoqué par les autorités est une accusation d'
"apologie du terrorisme"
. Selon Lydia et Diego, cette qualification vise en réalité leur engagement de longue date: le soutien à la lutte du peuple palestinien et aux mouvements de résistance.Militants connus des mouvements sociaux et syndicaux marseillais, ils y voient une tentative d'intimidation destinée à faire taire toute voix solidaire de la Palestine, alors que le génocide en cours à Gaza suscite une indignation croissante dans l'opinion.
Une répression qui s'étend en France
Le cas de Lydia et Diego s'inscrit dans une vague répressive plus large. Depuis octobre 2023, au moins 735 personnes ont été poursuivies en France dans des procédures liées à l'apologie du terrorisme visant le mouvement de solidarité avec la Palestine, selon un décompte de Révolution Permanente.
Parmi les cas emblématiques: Omar Alsoumi, porte-parole du collectif Urgence Palestine, dont le procès a été renvoyé au 7 décembre 2026, ou encore la députée européenne franco-palestinienne Rima Hassan, convoquée à plusieurs reprises pour ses prises de position. Plusieurs militants poursuivis ont finalement été relaxés, ce qui interroge sur le bien-fondé de ces procédures.
Un appel à la mobilisation collective
Face à ce qu'ils qualifient d'atteinte grave aux libertés fondamentales, Lydia et Diego appellent à une mobilisation collective pour la défense des libertés politiques et sociales. Ils exhortent syndicats, associations et citoyens à se dresser contre la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien.
"Défendre la Palestine n'est pas un crime"
, résument leurs soutiens, qui préparent des initiatives publiques dans les prochaines semaines à Marseille.A lire également:

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