Rassemblement de solidarité devant le tribunal
La manifestation s'est déroulée dans une ambiance de détermination, les participants brandissant des drapeaux palestiniens et scandant des slogans en faveur du peuple palestinien.
Une banderole proclamant "Soutenir la Palestine n'est pas un crime" était déployée derrière la tribune, tandis que les manifestants entonnaient des chants hostiles à la politique du président français.
Un "procès politique" selon l'accusé
Prenant la parole avant son audience, Anasse Kazib a dénoncé une procédure judiciaire à caractère politique. "Il s'agit d'un procès politique, ni plus ni moins. C'est celui d'essayer de faire fermer la gueule de celles et ceux qui s'opposent au génocide, de celles et ceux qui sont opposants au gouvernement"
, a-t-il déclaré. De plus, le responsable politique a estimé que son cas n'était pas isolé, évoquant notamment la condamnation avec sursis de la présidente d'EuroPalestine, Olivia Zémor, ainsi que les poursuites visant l'eurodéputée Rima Hassan.
Il a également indiqué que plusieurs spécialistes du génocide, du droit international et des conflits armés devaient intervenir comme témoins au cours des débats.
Dénonciation de la répression
"Alors qu'il y a un génocide, un massacre, ce sont celles et ceux qui dénoncent ce qui est en train de se passer qui sont dans les tribunaux, pendant que les porte-parole de Tsahal font le tour des plateaux télé pour continuer à faire la propagande de guerre"
, a affirmé le porte-parole de Révolution Permanente. Par ailleurs, il a souligné que des historiens devaient également participer à sa défense.Intervention de Jean-Luc Mélenchon
Présent au rassemblement, le fondateur de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé une répression des soutiens à la Palestine.
"Depuis le début, il s'agit d'empêcher la défense de la Palestine et des Palestiniens",
a-t-il déclaré, estimant que les procédures engagées contre des militants s'inscrivent dans "une organisation méthodique internationale"
visant à réprimer celles et ceux qui dénoncent les crimes commis contre les Palestiniens.En outre, le dirigeant insoumis a dénoncé les longues auditions imposées aux militants poursuivis et les atteintes à leur dignité. "Toutes les tentatives pour nous rabaisser, les gardes à vue (...), les fuites dans la presse (...), toutes ces tentatives pour humilier"
, a-t-il ajouté, qualifiant ces pratiques de "technique de guerre".
Les faits reprochés
Pour rappel, l'affaire reprochée à Anasse Kazib porte notamment sur le partage, en octobre 2023, d'une publication contenant la formule "Vive la résistance palestinienne".
Un second message visait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qualifiée de "du côté du boucher"
, selon les éléments de l'accusation. A lire également:

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