Mali : Washington salue le retrait de la CPI
09:27, 19/07/2026, dimancheM: Mise à jour: 09:27, 19/07/2026, dimanche
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Les États-Unis ont salué la décision du Mali d'engager officiellement son retrait de la Cour pénale internationale (CPI).Le secrétaire d'État adjoint américain Garcia a salué, lors d'un entretien avec son homologue malien, la décision de Bamako d'engager son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), selon un communiqué officiel.
Échanges diplomatiques et position américaine
Le secrétaire d'État adjoint américain Garcia s'est entretenu ce samedi avec le ministre malien des Affaires étrangères, au cours d'un échange consacré notamment à la décision de Bamako d'engager officiellement son retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Selon un communiqué des autorités américaines, le responsable américain a salué cette décision, qui intervient après des échanges similaires avec les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Niger, deux pays ayant également annoncé leur intention de quitter la juridiction internationale.
Les États-Unis ont indiqué respecter la décision souveraine de chaque État de se retirer d'une institution qu'ils qualifient de
"Cour pratiquant une justice sélective et des procédures judiciaires instrumentalisées".
Par ailleurs, Washington a exprimé sa volonté de poursuivre la coordination avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger sur les questions de sécurité régionale ainsi que sur d'autres priorités d'intérêt commun, a précisé la même source.La procédure de retrait des pays de l'AES
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), ont annoncé en septembre 2025 leur intention de se retirer du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. En juin 2026, les trois pays ont officiellement notifié leur décision au Secrétaire général des Nations unies, dépositaire du traité, a indiqué le communiqué. Conformément aux dispositions du Statut de Rome, leur retrait prendra effet un an après cette notification officielle.
Les autorités des trois États justifient cette décision par leur volonté de renforcer leur souveraineté judiciaire. Elles dénoncent également ce qu'elles considèrent comme une instrumentalisation politique de la juridiction internationale, ainsi qu'un traitement sélectif des situations africaines, a-t-on précisé.
Conséquences juridiques et enquêtes en cours
Créée en 2002 et basée à La Haye, la Cour pénale internationale est compétente pour juger les auteurs présumés de génocide, de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et du crime d'agression lorsque les juridictions nationales ne sont pas en mesure, ou ne souhaitent pas, d'engager des poursuites. Toutefois, le retrait d'un État du Statut de Rome ne met pas fin aux obligations nées durant sa période d'adhésion, a souligné le communiqué.
Les procédures déjà ouvertes, ainsi que les enquêtes portant sur des faits commis avant la date effective du retrait, demeurent de la compétence de la Cour. Dans le cas du Mali, une enquête ouverte par la CPI depuis 2013 se poursuit et n'est pas affectée par cette décision. Cette annonce intervient dans un contexte de remise en question croissante de la juridiction par plusieurs États, tandis que la Cour fait également face à des pressions diplomatiques et institutionnelles sur la scène internationale.
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