Ghana : 1 900 ressortissants rapatriés d'Afrique du Sud
16:36, 05/09/2026, samedi
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1 900 ressortissants rapatriés d'Afrique du SudLes autorités ghanéennes ont annoncé, vendredi, l'achèvement du rapatriement de près de 1 900 de leurs ressortissants depuis l'Afrique du Sud, théâtre depuis mars d'une vague d'attaques xénophobes ayant coûté la vie à quatre de leurs compatriotes, a indiqué le ministre des Affaires étrangères.
Fin de l'opération d'évacuation
Selon une publication sur les réseaux sociaux du ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, la dernière vague de rapatriement est arrivée vendredi au Ghana. "Aujourd'hui, j'ai chaleureusement accueilli le dernier groupe de Ghanéens évacués avec succès d'Afrique du Sud à la suite de la récente vague d'attaques xénophobes", a-t-il écrit sur sa page Facebook. Cette annonce marque la conclusion d'une opération d'envergure visant à sécuriser les ressortissants menacés par la violence antétrangère.
Assistance aux rapatriés et hommage aux victimes
Par ailleurs, le chef de la diplomatie ghanéenne a précisé l'étendue du dispositif d'accueil mis en place par Accra.
"Le gouvernement ghanéen a donc évacué au total environ 1 900 Ghanéens et leur a fourni un soutien financier en matière de réinsertion, une allocation de transport, des soins médicaux, un soutien psychosocial, une inscription gratuite à l'assurance maladie et une aide à l'emploi continue",
a-t-il détaillé. Selon la même source, les autorités continueront également "à prier avec les familles des quatre Ghanéens morts durant cette période".
Contexte de violences xénophobes
De plus, l'Afrique du Sud est secouée depuis le mois de mars par des violences ciblant les migrants et les ressortissants étrangers. En août, le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) a fait état
"d'une situation particulièrement préoccupante",
selon ses propres termes. Les experts onusiens ont indiqué qu'au moins quatre migrants avaient trouvé la mort tandis que quelque cinquante mille personnes ont été contraintes de quitter le territoire sud-africain.Réactions et recommandations internationales
Le 7 juin, le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait condamné, dans une déclaration publique, les actes de violence à l'encontre des migrants et rejeté l'idée que ces derniers soient responsables des difficultés socio-économiques de son pays. Tout en saluant cette prise de position, le CERD de l'ONU a estimé que Pretoria doit
"s'attaquer aux causes profondes de la discrimination raciale et des discours de haine et prendre des mesures contre les groupes organisés qui se livrent à des actions de justice populaire, notamment en vue de leur démantèlement"
. Pour rappel, les tensions xénophobes persistent dans le pays malgré les condamnations officielles et les opérations de rapatriement menées par plusieurs États africains.À lire également:

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