France : Macron reçoit le président libanais Joseph Aoun
12:17, 17/09/2026, jeudi
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THOMAS SAMSONAFP
Le président français Emmanuel Macron (au centre) accueille le président libanais Joseph Aoun avant leur entretien à l'Élysée, à Paris, le 17 septembre 2026.Le président libanais Joseph Aoun a été reçu jeudi à Paris par Emmanuel Macron pour des discussions sur le renforcement des forces armées libanaises et la sécurité du sud du Liban.
Sommet à l'Élysée pour renforcer les capacités libanaises
Joseph Aoun est arrivé jeudi matin à Paris où il a été accueilli par Emmanuel Macron pour des entretiens approfondis.
Les deux chefs d'État ont principalement examiné les moyens de renforcer substantiellement les forces armées libanaises (LAF) et d'assurer une stabilité sécuritaire durable dans le sud du pays, une région encore marquée par les tensions récurrentes.
Cette rencontre bilatérale s'inscrit dans le cadre d'un sommet international de haut niveau visant à mobiliser un soutien politique et matériel accru en faveur de l'institution militaire libanaise, alors que les autorités de Beyrouth cherchent activement à prévenir tout vide sécuritaire à l'approche de la fin programmée du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).
Le processus d'Aqaba et la coopération internationale
Par ailleurs, le président français doit recevoir jeudi le roi Abdallah II de Jordanie, participant ainsi à une série de consultations diplomatiques régionales structurées dans le cadre du processus d'Aqaba initié par Amman dès 2015.
Selon une source autorisée à l'Élysée citée par Euronews, ces réunions stratégiques réunissent des hauts responsables et des experts militaires provenant de la France, du Royaume-Uni ainsi que de la Jordanie, du Liban et des États-Unis.
Les débats portent spécifiquement sur des
"questions opérationnelles directes"
, selon la même source, examinant notamment les modalités concrètes d'une aide financière substantielle, de la fourniture d'équipements militaires modernes, du renforcement du partage de renseignements et d'un éventuel accompagnement opérationnel sur le terrain.L'enjeu du retrait de la FINUL
La perspective du retrait complet de la FINUL constitue l'un des principaux sujets de préoccupation pour les autorités libanaises et la communauté internationale.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a en effet décidé de mettre fin au mandat de cette force le 31 décembre 2026, suivie d'une période transitoire d'un an consacrée à la réduction progressive des effectifs et au retrait définitif des Casques bleus.
La FINUL compte actuellement environ 7 500 militaires issus de près de 50 pays différents, et son départ fait craindre à Beyrouth l'apparition d'un dangereux vide sécuritaire dans le sud du pays.
De plus, Joseph Aoun avait récemment souligné la nécessité impérieuse de déployer un dispositif de sécurité temporaire et robuste jusqu'à ce que l'armée libanaise dispose des capacités suffisantes pour assumer pleinement ses missions de souveraineté dans cette zone sensible.
Tensions persistantes avec Israël
Ces discussions diplomatiques de haut niveau interviennent dans un contexte de tensions persistantes entre le Liban et Israël, malgré le cessez-le-feu fragile conclu sous médiation américaine après des mois de hostilités frontalières.
Les négociations indirectes entre les deux pays portent notamment sur le retrait effectif des forces israéliennes du territoire libanais ainsi que le déploiement sécurisé de l'armée régulière libanaise dans le sud et les modalités du désarmement du Hezbollah.
Toutefois, les autorités libanaises peinent à étendre concrètement l'autorité de l'État à l'ensemble du territoire national tout en gérant les pressions sécuritaires multiples et les équilibres politiques intérieurs délicats auxquels fait face la région.
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