Burkina Faso : fermeture du bureau ONU des droits
14:43, 03/07/2026, vendredi
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Le bureau des Nations Unies aux droits de l'homme au Burkina Faso avait été inauguré en octobre 2021 dans un contexte de transition politique. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a annoncé la fermeture progressive de son bureau au Burkina Faso d'ici au 30 novembre 2026, suite à la suspension de ses activités par les autorités burkinabè il y a trois mois, a indiqué jeudi l'organisation dans un communiqué.
Décision de fermeture annoncée
Selon un communiqué publié jeudi, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) mettra progressivement fin à ses activités au Burkina Faso d'ici au 30 novembre 2026.
Cette annonce fait suite à la suspension indéterminée de ses opérations par les autorités burkinabè il y a trois mois, qui a privé l'institution de sa capacité d'action sur le terrain.
Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a déclaré :
"Je regrette profondément la décision des autorités burkinabè de suspendre pour une durée indéterminée nos opérations dans le pays, et le fait que les échanges intensifs menés avec elles depuis lors n’ont pas permis de résoudre la situation"
. Il a précisé que cette suspension a eu un impact direct et considérable sur la capacité du bureau à exercer pleinement son mandat, le contraignant à cette fermeture progressive.
Origine de la crise diplomatique
Par ailleurs, la suspension des activités du bureau avait été décrétée par Ouagadougou à la suite de la publication d'un communiqué de presse onusien appelant à préserver l'espace civique dans le pays.
Selon une note officielle burkinabè, cette déclaration de M. Türk accusait explicitement l'État de restreindre l'espace civique, motivant ainsi la décision gouvernementale de suspendre les opérations de l'institution internationale.
Mise en garde souverainiste
De plus, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, a rencontré mardi le coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies, Maurice Azonnankpo, pour réaffirmer la position de son gouvernement.
Il a soutenu que cette mesure vise à envoyer un signal clair aux partenaires internationaux qui tenteraient de fouler aux pieds la souveraineté nationale et l'intérêt supérieur des Burkinabè.
Traoré a également expliqué qu'il était temps pour les patrons des organisations internationales
"d’arrêter de se comporter en super policiers en outrepassant les principes de l’accord de siège parfois au profit des intérêts personnels".
Cette déclaration illustre la tension croissante entre le gouvernement de transition et les mécanismes onusiens de surveillance.Contexte historique
Pour rappel, le bureau des Nations Unies aux droits de l'homme au Burkina Faso avait été inauguré en octobre 2021 dans un contexte de transition politique.
Selon des sources concordantes, cette fermeture annoncée marque une rupture significative dans les relations entre Ouagadougou et les instances internationales de défense des droits humains.
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