RDC : l'épidémie d'Ebola s'intensifie à rythme exceptionnel
16:34, 01/08/2026, samedi
AFP

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RDC : l'épidémie d'Ebola s'intensifie à rythme exceptionnelL'épidémie à virus Ebola s'étend à cinq provinces de République démocratique du Congo avec un bilan de 3 605 cas confirmés et 1 587 décès, selon l'OMS qui alerte sur une transmission soutenue.
Une flambée d'ampleur historique
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la flambée à virus Ebola déclarée officiellement le 15 mai constitue désormais la plus importante jamais signalée en République démocratique du Congo.
"Cette épidémie est désormais la plus importante épidémie d'Ebola jamais signalée en RDC"
, précise l'institution dans son bulletin d'information. Cette flambée, causée par le variant Bundibugyo pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement approuvé à ce jour, affiche un taux de létalité de 44% selon les données consolidées au 30 juillet.Par ailleurs, le bilan sanitaire fait état de 3 605 cas confirmés pour 1 587 décès, soit une mortalité supérieure à celle de la précédente vague de 2018-2020 qui avait fait près de 2 300 morts parmi 3 500 malades recensés. Les provinces touchées comptent notamment parmi celles où la présence de l'État demeure fragile et les infrastructures de santé largement démunies.
Propagation à cinq provinces
Initialement circonscrite à la zone sanitaire de Mongbwalu dans la province de l'Ituri, l'épidémie s'est propagée au cours des deux derniers mois à cinq provinces distinctes. Outre l'Ituri, le virus frappe désormais le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo, selon la même source.
De plus, la dernière semaine de notification pour laquelle des données complètes sont disponibles a enregistré un nombre record de 567 cas et 296 décès.
"Ce qui témoigne du rythme exceptionnel de la transmission"
, souligne l'OMS, alors que 151 membres du personnel de santé ont déjà été infectés, dont 44 ont succombé à la maladie.Défis sécuritaires et opérationnels
Les opérations de riposte sanitaire peinent à contenir la progression du virus face à des obstacles majeurs.
"L'insécurité, les déplacements de population, la mobilité des habitants et les mouvements transfrontaliers"
compliquent sensiblement les interventions et augmentent le risque d'une propagation à de nouvelles régions, met en garde l'organisation.En outre, les autorités nationales de la RDC poursuivent la mise en œuvre de mesures d'intervention de
"grande envergure"
avec l'appui de l'OMS et de ses partenaires. Toutefois, "une augmentation substantielle des activités de riposte est toutefois nécessaire pour devancer l'épidémie"
, insiste l'institution, dans un contexte où le ministère de la Santé ougandais a déclaré mardi la fin de l'épidémie dans son pays sans que le risque transfrontalier ne soit pour autant écarté.Développements vaccinaux
Face à l'absence de vaccin ciblant spécifiquement le variant Bundibugyo, plusieurs initiatives émergent. La semaine dernière, un premier volontaire a reçu la première dose d'un vaccin développé par l'université d'Oxford utilisant la même technologie que le vaccin contre le Covid-19 d'AstraZeneca.
Par ailleurs, Hilleman Laboratories, basé à Singapour, va développer un vaccin présenté par l'OMS comme
"le plus prometteur"
contre l'épidémie qui sévit en RDC, a annoncé le groupe jeudi. Ces avancées interviennent alors que la communauté internationale appelle à une mobilisation accrue pour endiguer la propagation du virus dans les régions les plus vulnérables du pays.À lire également:

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