Kiev: onze blessés dans une attaque russe
12:23, 11/07/2026, samedi
AFP

Photo par HANDOUT / UKRAINIAN STATE EMERGENCY SERVICE AFP
Cette photo, prise et diffusée par le Service national ukrainien des situations d'urgence le 11 juillet 2026, montre des pompiers en train d'éteindre un incendie dans un entrepôt endommagé à la suite des frappes de missiles russes sur la capitale ukrainienne, Kiev, tôt dans la matinée du 11 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe en Ukraine.Une attaque nocturne de missiles et drones russes a frappé Kiev samedi, faisant onze blessés dont un enfant, tandis que les explosions ont précédé l'alerte antiaérienne, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky et des journalistes sur place.
Bilan humain et déroulement de la frappe
Selon un message publié sur X par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, l'attaque nocturne menée par la Russie a fait onze blessés dans la capitale.
"Onze personnes, dont un enfant, ont été blessées à Kiev pendant l'attaque russe de la nuit dernière"
, a-t-il précisé, ajoutant que les premières explosions avaient retenti aux premières heures de la journée, précédant de plusieurs minutes le déclenchement des sirènes d'alerte antiaérienne.Les autorités locales avaient prévenu peu avant de l'arrivée imminente de projectiles, alors que la population se trouvait encore sans protection auditive. Cette séquence inhabituelle explique la survenue rapide de victimes avant même que l'alarme générale ne retentisse dans l'ensemble de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.
Matériel militaire et tactique russe
Dans son communiqué, Volodymyr Zelensky a indiqué que Moscou avait visé l'Ukraine avec plus de cent vingt drones et douze missiles, dont une moitié de missiles balistiques. Il a souligné avec une gravité notable que la défense antiaérienne ukrainienne n'avait réussi à abattre aucun de ces missiles balistiques, mettant en évidence la vulnérabilité actuelle du système de protection.
Par ailleurs, l'utilisation de missiles sol-air S-400, initialement conçus pour intercepter des cibles aériennes mais transformés en missiles balistiques de surface, pourrait expliquer ce décalage temporel entre les explosions et l'alerte, selon Serguiï Sternenko, conseiller auprès du ministère ukrainien de la Défense. Ce type d'arme, déjà employé par le passé pour frapper au sol, présente des caractéristiques radar particulières qui compliquent leur détection précoce.
De plus, ces projectiles
"sont plus difficiles à détecter par radar"
, a précisé le conseiller sur la messagerie Telegram. Il a fermement dénoncé la nature de ces frappes en affirmant : "Il n'y a aucune logique militaire à de telles attaques, c'est juste du terrorisme"
.Défense ukrainienne et contexte international
Depuis le mois de juin, la capitale ukrainienne subit des frappes massives de plus en plus fréquentes, dans un contexte de pénurie aiguë de missiles intercepteurs capables de contrer les projectiles balistiques russes, de plus en plus nombreux et complexes à intercepter. Cette vulnérabilité avait déjà entraîné une tragédie dans la nuit du 1er au 2 juillet, lorsqu'un bombardement d'une ampleur inédite avait coûté la vie à trente personnes.
Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a annoncé mercredi, en marge du sommet de l'Otan à Ankara, en Türkiye, que Kiev allait pouvoir obtenir une licence permettant de fabriquer elle-même ces missiles intercepteurs, coûteux et très longs à produire. Cette déclaration intervient alors que les besoins en matériel de défense aérienne deviennent critiques pour la protection des zones urbaines.
À lire également:

Société
Espagne : l'incendie du sud évolue favorablement

International
Varsovie: un Mur du Souvenir pour les victimes des nationalistes ukrainiens

International
Charles-De-Gaulle : 166 jours d'odyssée entre Orion et Ormuz

