France : des sanctions financières pour Shein, Temu et AliExpress
15:33, 01/09/2026, mardi
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@AsiaNews_FRX
La réglementation vise les marques déposant plus de 16 000 références par saison dans cinq catégories distinctes.Paris applique dès mardi des sanctions financières visant l'ultra-fast fashion vendue par Shein, Temu et AliExpress. Les montants progresseront jusqu'en 2030.
Entrée en vigueur immédiate
Selon la chaîne d'information française RMC-BFM, l'Hexagone applique dès mardi des sanctions financières ciblant les articles d'ultra-fast fashion commercialisés par les plateformes numériques.
Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'une loi adoptée durant l'été visant à encadrer la fast fashion.
Elle concerne spécifiquement les produits classés dans la catégorie ultra-fast fashion selon un score environnemental calculé principalement en fonction du volume de références mises sur le marché et de leur réparabilité.
Barèmes progressifs jusqu'à 2030
La pénalité initiale s'élèvera à 0,50 euro pour les sous-vêtements, 6 euros pour une chemise, 9 euros pour un jean et 12 euros pour une veste. D'ici 2030, ces montants atteindront respectivement 2 euros, 8,25 euros, 17,25 euros et 19,50 euros.
Par ailleurs, le montant de la pénalité sera strictement plafonné à 50 % du prix de vente du produit concerné, limitant ainsi l'impact maximal sur le coût final.
Critères d'application et exclusions
La réglementation vise les marques déposant plus de 16 000 références par saison dans cinq catégories distinctes. Shein, qui lance annuellement plus de 1,7 million de références sur le marché français, est directement concernée par ces critères objectifs, bien que la législation ne cite aucune entreprise nominativement.
Toutefois, des enseignes de fast fashion traditionnelles comme Primark, Zara, Uniqlo et H&M ne satisfont pas aux seuils requis et échappent donc aux pénalités dans l'état actuel du dispositif.
Répercussion commerciale et contexte réglementaire
Les pénalités seront imposées aux entreprises importatrices, qui conserveront la possibilité de répercuter ou d'absorber ce coût supplémentaire.
En cas de transfert au consommateur, cette charge pourrait apparaître soit sous forme d'une hausse directe des prix affichés, soit via des frais distincts appliqués au moment du règlement.
De plus, cette mesure s'inscrit dans la continuité de l'instauration en juillet dernier d'une taxe spécifique sur les petits colis importés, visant également les ventes à distance de faible valeur.
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