France : Lecornu annonce des aides aux agriculteurs sinistrés par la sécheresse
10:26, 17/08/2026, lundi
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@SebLecornuX
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu.Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé de nouvelles aides destinées aux agriculteurs touchés par la sécheresse, tout en appelant à accélérer l'application de la loi d'urgence pour la souveraineté alimentaire.
Annonce des mesures d'urgence
Sébastien Lecornu a annoncé de nouvelles aides en faveur des agriculteurs sinistrés par la sécheresse dans une lettre publiée sur le réseau social X, appelant simultanément à accélérer l'application de la loi d'urgence pour renforcer la production agricole et la souveraineté alimentaire.
Le chef du gouvernement français a affirmé que
"cet été est celui des décisions"
, assurant qu'"aucun agriculteur ne sera laissé seul face à cette situation".
Par ailleurs, il a rappelé que la loi d'urgence pour l'agriculture, présentée en avril, avait été définitivement adoptée par le Parlement le 21 juillet et que le Conseil constitutionnel venait d'en valider l'essentiel, ouvrant ainsi la voie à sa promulgation prochaine.
Il a également demandé aux ministères concernés de préparer rapidement les textes nécessaires à son application effective, insistant sur la nécessité d'une mise en œuvre sans délai.
Impact de la sécheresse et aides ciblées
La sécheresse constitue désormais l'une des principales urgences identifiées par l'exécutif français, la situation variant considérablement selon les territoires et les filières mais affectant gravement certaines exploitations confrontées à la dégradation des prairies et à l'épuisement des stocks de fourrage.
Selon le Premier ministre, des cellules nationales et départementales évaluent actuellement l'ensemble des pertes, tandis que des enveloppes d'aides ciblées placées sous la responsabilité des préfets doivent permettre de soutenir la trésorerie des exploitations et leur remise en production.
De plus, le gouvernement prévoit de mobiliser autant que nécessaire l'indemnité de solidarité nationale (ISN), accompagnée de dégrèvements de taxe sur le foncier non bâti et de prises en charge de cotisations sociales pour les exploitations les plus fragilisées.
Ces dispositifs visent à accompagner les agriculteurs aux prises avec des difficultés touchant à la fois les cultures et les troupeaux, dans un contexte de pression climatique accrue.
Contenu de la loi et nécessité de l'application
Dans sa lettre, Sébastien Lecornu a souligné que la loi d'urgence prévoit notamment davantage de contrôles sur les importations, une obligation de produits français et européens dans la restauration collective, ainsi que des règles simplifiées concernant le stockage de l'eau, la prédation, les bâtiments d'élevage et la gestion du foncier.
Le texte doit également renforcer la position des agriculteurs dans les négociations commerciales, le Premier ministre affirmant que
"il n'y a pas de souveraineté alimentaire sans revenu agricole".
Toutefois, le chef du gouvernement estime qu'une loi ne suffit pas à elle seule à résoudre l'ensemble des difficultés du secteur agricole.
"Elle ne vaut que par son application"
, a-t-il précisé, demandant instamment à l'administration de faciliter la mise en œuvre des mesures plutôt que d'ajouter des procédures bureaucratiques contraignantes qui pourraient freiner les exploitations.Eau, budget et dimension européenne
Le gouvernement entend par ailleurs faire de la gestion de l'eau une priorité absolue, Sébastien Lecornu estimant que
"l'eau est devenue une question de souveraineté agricole"
et défendant à la fois les économies d'eau, sa réutilisation, la protection des milieux naturels et le stockage lorsque les ressources sont disponibles. Les prochains arbitrations budgétaires porteront notamment sur le budget 2027, le gouvernement souhaitant proposer des mesures de soutien et d'investissement, notamment un suramortissement fiscal pour certains projets agricoles.
Sur le plan européen, la France défendra le maintien du niveau actuel des aides directes aux agriculteurs dans la future politique agricole commune (PAC), selon la même source.
Paris souhaite notamment préserver une enveloppe agricole identifiable et protégée, s'opposant fermement à une PAC renationalisée ou mise en concurrence avec d'autres politiques européennes, tout en plaidant pour des règles
"plus simples et plus prévisibles"
destinées à soutenir les revenus et le renouvellement des générations.A lire également:

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