Prix des carburants : le gouvernement français "vigilant"
14:57, 21/07/2026, mardi
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La porte-parole du gouvernement français Maud Bregeon.Le gouvernement français suit avec vigilance l'évolution des prix des carburants tout en excluant pour l'heure toute prolongation des aides au-delà de fin août, en raison des incertitudes liées à la situation au Moyen-Orient, a indiqué la ministre de l'Énergie Maud Bregeon.
Incertitudes liées au Moyen-Orient
Selon la ministre déléguée chargée de l'Énergie et porte-parole du Gouvernement, Maud Bregeon, il est impossible à ce stade de prévoir l'évolution des prix à la pompe.
Interrogée sur le plateau de Télématin, elle a déclaré que cette incertitude dépendait directement des développements à venir au Moyen-Orient, notamment dans le détroit d'Ormuz.
"La tendance, à l'heure où l'on se parle, est à la hausse"
, a-t-elle ajouté, soulignant également que "la situation est extrêmement incertaine".
Aides maintenues jusqu'à fin août
Par ailleurs, Maud Bregeon a rappelé que les dispositifs de soutien actuellement en vigueur demeureront applicables jusqu'à la fin du mois d'août. Ces mesures représentent une enveloppe globale de 1,4 milliard d'euros et concernent principalement les secteurs les plus exposés.
Selon la même source, les aides accordées atteignent
"15 centimes en moyenne pour les agriculteurs jusqu'à 35 centimes pour les pêcheurs"
. Le dispositif de 100 euros destiné aux "grands rouleurs"
reste également accessible, a-t-elle précisé, notant que plus d'un million de Français en avaient déjà bénéficié tandis que deux millions d'éligibles n'avaient pas encore effectué leur demande.Concernant une éventuelle prolongation de ces aides au-delà de la fin août, la ministre a indiqué que l'exécutif ferait
"le point d'ici à fin août"
. "personne, ni vous, ni moi, ni les meilleurs experts"
n'est actuellement en mesure d'anticiper les prix des carburants à cette échéance, a-t-elle souligné.Évolution des tarifs de l'électricité
En outre, Maud Bregeon a souhaité clarifier les modalités de la hausse de 2,5 % des tarifs réglementés de l'électricité prévue au 1er août. Cette évolution ne résulte pas d'une décision gouvernementale mais d'une décision de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
Elle a affirmé que cette augmentation
"n'est pas de l'argent qui arrive dans les caisses de l'État",
expliquant qu'elle visait à financer les réseaux électriques ainsi que les mécanismes garantissant l'équilibre entre l'offre et la demande.Électricité versus gaz naturel
Par ailleurs, la ministre a estimé que l'électricité demeurait plus compétitive que le gaz, dont les prix ont progressé de plus de 20 % depuis février en lien avec les tensions affectant le détroit d'Ormuz. Cette évolution renforcerait, selon elle, l'intérêt économique de l'électricité.
Pour rappel, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, particulièrement autour du détroit d'Ormuz, sont régulièrement suivies par les marchés énergétiques en raison de leur impact potentiel sur les flux mondiaux de pétrole et de gaz.
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