France : huit décès sur dix liés aux canicules
16:44, 24/07/2026, vendredi
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La période du 24 au 31 mai s'avère particulièrement meurtrière avec 134 cas recensés, dont 48 mortels, contre respectivement 67 et 18 un an auparavant.Près de huit noyades mortelles sur dix recensées en France entre le 1er mai et le 15 juillet 2026 sont survenues pendant les épisodes de canicule, sur un total de 274 décès pour 925 cas, selon un bulletin de Santé publique France.
Une concentration marquée pendant les canicules
Selon le bulletin publié vendredi par Santé publique France, 925 noyades ont été recensées entre le 1er mai et le 15 juillet, dont 274 se sont soldées par un décès sur les lieux.
Ce bilan représente une progression de 14 % par rapport à la même période de 2025, le nombre de morts étant passé de 241 à 274. Toutefois, cette hausse est jugée modérée et statistiquement non significative par les autorités sanitaires.
Selon la même source, les épisodes de vigilance canicule, qui n'ont couvert que la moitié des jours étudiés, concentrent l'essentiel des drames. Quelque 675 noyades, soit 73 % du total, et 216 décès, soit 79 %, y sont survenus.
La période du 24 au 31 mai s'avère particulièrement meurtrière avec 134 cas recensés, dont 48 mortels, contre respectivement 67 et 18 un an auparavant.
Ces fortes chaleurs ont également provoqué un afflux massif vers les lieux de baignade, notamment dans des espaces naturels non aménagés, non surveillés ou formellement interdits.
Ce phénomène expliquerait en grande partie la surmortalité observée durant ces trois périodes critiques, alors que la population cherchait à échapper aux températures extrêmes.
Impact sévère dans les régions sans accès à la mer
Dans les régions dépourvues de façade maritime, l'augmentation des noyades apparaît particulièrement préoccupante. Le nombre de cas y a progressé de 48 %, passant de 180 à 267, tandis que les décès ont grimpé de 46 %, de 70 à 102.
Cette évolution illustre la difficulté des populations continentales à trouver des solutions de rafraîchissement sécurisées hors période estivale traditionnelle.
L'Île-de-France connaît une dégradation notable de la situation, avec un nombre de morts passé de 14 à 35 au cours de la période étudiée. En Seine-et-Marne, le bilan a triplé, atteignant quinze décès dont quatorze survenus pendant une période caniculaire.
Par ailleurs, les noyades mortelles en piscine et dans les autres lieux de baignade artificiels aménagés ont presque doublé, passant de 31 à 60, dont cinquante pendant les épisodes de canicule et quarante-huit concernant des adultes.
Les adultes principalement touchés
La hausse globale des noyades concerne principalement la population adulte, avec 535 cas recensés contre 453 en 2025. Les personnes majeures représentent 237 des 274 décès, soit près de neuf sur dix, ce qui marque une surreprésentation significative au sein des victimes.
Ce constat interpelle sur les comportements à risque des adultes face à la baignade improvisée dans des environnements non surveillés.
Chez les enfants et adolescents, le bilan demeure stable avec 37 noyades mortelles, un chiffre identique à celui de 2025. Une noyade sur trois chez les 13-17 ans s'est révélée fatale, et 62 % des mineurs décédés se sont noyés dans un cours d'eau ou un plan d'eau naturel.
En outre, Santé publique France appelle la population à privilégier les zones surveillées, à respecter strictement les interdictions et à adapter la baignade à son état de santé ainsi qu'à ses capacités réelles.
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