Protection des enfants : Hidalgo dénonce un "échec collectif"
16:37, 15/09/2026, mardi
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Cette capture d'écran, tirée d'une vidéo diffusée par le Sénat français et mise à disposition par AFPTV le 15 septembre 2026, montre l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, s'exprimant devant une commission d'enquête sénatoriale chargée d'examiner les cas d'abus commis dans le cadre d'activités extrascolaires à Paris. L'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo a reconnu, lors d'une audition au Sénat, un "échec collectif" des institutions dans la protection des enfants victimes de violences sexuelles, exprimant ses regrets aux victimes.
Un "échec collectif" assumé devant les sénateurs
L'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo s'est présentée mardi devant les sénateurs pour évoquer les dysfonctionnements institutionnels dans la protection des mineurs dans la capitale française.
Elle a reconnu un
"échec collectif"
des structures chargées de la sécurité des enfants, englobant notamment la municipalité, l'Éducation nationale, la police et la justice. Cette audition s'inscrit dans le cadre d'une commission d'enquête parlementaire dédiée aux violences sexuelles subies par des enfants dans un contexte scolaire et périscolaire à Paris.
"Nos institutions ont failli"
Devant la commission parlementaire, Anne Hidalgo a formulé des
"regrets immenses"
aux victimes et à leurs familles, assumant la part de responsabilité des différentes administrations dans ces défaillances. "Nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants. Et c'est un échec collectif"
, a-t-elle déclaré avec fermeté, soulignant que la protection des mineurs relève nécessairement de plusieurs acteurs institutionnels et administratifs. Elle a par ailleurs estimé que les enquêtes actuellement disponibles devraient permettre d'établir "la chaîne des responsabilités" et d'identifier précisément les manquements dans la prévention des violences.
Mesures disciplinaires et sévérité affichée
En outre, l'ancienne édile a rappelé avoir pris des mesures disciplinaires contre des adjoints mis en cause pour des faits délictueux ou criminels durant l'exercice de son mandat municipal.
"Je les ai démis de leur responsabilité et j'ai saisi le parquet afin de dénoncer les faits dont j'avais connaissance"
, a-t-elle précisé, affirmant qu'elle agirait avec la même détermination aujourd'hui.Concernant les agents actuels susceptibles d'avoir failli, elle a indiqué qu'elle les révoquerait sans hésiter s'ils n'avaient pas rempli leur rôle dans la prévention des violences visant les enfants, malgré des informations issues d'enquêtes administratives.
"Je les écarterais. Et quel que soit le niveau de responsabilité qui est le leur"
, a-t-elle affirmé, réaffirmant sa volonté d'agir avec sévérité quelle que soit la position hiérarchique des fonctionnaires concernés.Un renvoi vers la période post-mandat
Toutefois, Anne Hidalgo a précisé ne pas pouvoir se prononcer sur les décisions prises depuis son départ de la mairie de Paris, renvoyant les parlementaires vers son successeur Emmanuel Grégoire sur cette période.
Selon la même source, cette audition s'inscrit dans un contexte de fortes tensions autour de la gestion des violences sexuelles dans les établissements scolaires de la capitale.
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