France : 25 000 hectares ravagés par les incendies
17:08, 10/07/2026, vendredi
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GABRIEL BOUYSAFP
Un pompier arrose des voitures en feu lors d'un incendie survenu devant un camping à Villeneuve-lès-Béziers, dans le sud de la France, le 9 juillet 2026.Plus de 25 000 hectares ont été détruits par les incendies en France depuis le début de l'année, soit le double de la même période en 2024, a indiqué Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile, à l'issue d'une cellule de crise ce vendredi.
Un bilan alarmant
Selon les données présentées lors de la cellule interministérielle de crise réunie au ministère de l'Intérieur, plus de 8 000 départs de feux ont été recensés sur le territoire français depuis le début de l'année. Julien Marion a précisé que la surface brûlée dépasse désormais les 25 000 hectares.
"C'est à peu près le double de ce qui était mesuré l'année dernière à la même date"
, a-t-il déclaré, ajoutant que ce bilan dépasse même celui de l'année 2022, référence jusqu'alors en matière d'intensité des feux de forêt.La végétation transformée en combustible
Le responsable de la Sécurité civile explique ce phénomène par un effet différé des précipitations hivernales et printanières.
"Nous avons là l'effet qu'on attendait en réalité des pluies qui ont eu lieu en hiver et au printemps, qui ont généré des pousses de végétation importantes"
, a-t-il analysé. Cette abondance de végétation s'est ensuite retrouvée desséchée par les canicules successives.
"Toute cette végétation a séché sous l'effet des canicules successives et constitue désormais autant de combustible"
, a-t-il poursuivi. Selon la même source, la combinaison de températures très élevées, d'une humidité extrêmement faible et d'épisodes venteux crée un "cocktail explosif".
Extension géographique inédite
Par ailleurs, l'activité incendiaire ne se limite plus aux zones traditionnellement exposées du sud de la France. Julien Marion a souligné que la carte des interventions du jour précédent recensait plus d'une quarantaine de foyers actifs à l'échelle nationale.
"Ces feux certes se concentrent en majorité dans la zone Sud, mais pas que",
a-t-il affirmé, évoquant notamment "des feux significatifs dans la zone Centre, Centre-Val de Loire"
. Cette évolution illustre que
"les territoires historiques du feu ne sont plus les seuls concernés par cette activité feu de forêt".
Un risque supérieur à 2022
En outre, la comparaison cartographique entre l'état de sécheresse de la végétation début juillet 2026 et celui de début juillet 2022 révèle une situation encore plus préoccupante.
"En comparant ces deux cartes, [on voit] que 2022, qui pourtant avait été une saison feu d'une très grande intensité, eh bien, le niveau de risque lié à l'état de la végétation était beaucoup plus faible"
, a conclu Julien Marion. Selon des sources concordantes, cette dégradation rapide de la situation sécuritaire impose une vigilance accrue sur l'ensemble du territoire.A lire également:

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