Yémen: les Houthis demandent à Trump de ne pas intervenir
15:24, 12/09/2026, samedi
AFP

Photo par - / ANSARULLAH MEDIA CENTRE / AFP
Cette photo diffusée le 10 septembre 2026 par le Centre médiatique d'Ansarullah montre ce que les autorités houthistes ont présenté comme l'épave d'un drone de combat saoudien de type Karayel, abattu au-dessus d'une zone du gouvernorat de Hajjah.Les combattants Houthis ont sollicité les États-Unis afin qu'ils s'abstiennent de toute intervention après leur prise de contrôle d'un point de passage stratégique entre la mer Rouge et le Golfe d'Aden, a indiqué samedi le président américain Donald Trump depuis l'Irlande.
Demande de non-intervention
Selon le président américain, les Houthis pro-iraniens sont à l'origine d'une démarche diplomatique visant à éviter une confrontation directe avec Washington.
"Nous avons eu des discussions. Les Houthis nous ont appelés" et "ils ne veulent pas que nous nous en prenions à eux",
a-t-il déclaré au cours d'un échange avec la presse pendant une visite en Irlande.Par ailleurs, ces combattants yéménites se sont emparés d'un point de passage stratégique entre la mer Rouge et le Golfe d'Aden, renforçant ainsi leur emprise sur les voies maritimes régionales.
Contacts avec l'Arabie saoudite
Donald Trump a également révélé avoir eu un entretien avec le prince héritier et dirigeant de fait de l'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, qu'il a qualifié d'
"ami".
Le président américain a prédit que "tout allait se passer à merveille", sur fond d'intensification des hostilités dans la région.Toutefois, selon le média en ligne Axios,
"MBS",
comme il est surnommé, a appelé Donald Trump à deux reprises jeudi pour lui demander de frapper ces combattants yéménites, mais a été éconduit.Pression sur l'Arabie saoudite
De plus, l'offensive éclair des Houthis a pour résultat que l'Arabie saoudite voisine, premier exportateur mondial de brut, se retrouve prise en étau, puisque le détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
En outre, les infrastructures pétrolières du royaume ont été la cible cette semaine d'une vaste attaque de drones et de missiles des Houthis. Dans ce contexte, le président américain, à l'approche des élections de mi-mandat aux États-Unis qui pourraient lui faire perdre le contrôle du Congrès, semble opter désormais pour une stratégie moins ouvertement guerrière au Moyen-Orient, notamment en raison de l'impopularité du conflit avec l'Iran.
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