Yaoundé: La vitamine N, l’alchimie des plantes au service de la santé moderne
À Odza Borne 12, dans la banlieue verdoyante de Yaoundé, un jeune phytothérapeute transforme son jardin médicinal en laboratoire naturel. Éric Owoundi, 35 ans, cultive et prépare une vitamine 100 % végétale à base de feuilles de papaye et de Moringa, une réponse locale et ancestrale aux carences nutritionnelles et aux maladies digestives.
Quand les plantes prennent soin du corps et défient l’industrie pharmaceutique
C’est au petit matin que débute la journée d’Éric Owoundi, phytothérapeute depuis sept ans, dans son sanctuaire vert au cœur d’Odza. Ce vaste jardin qu’il a lui-même façonné est une mosaïque de plantes aux vertus thérapeutiques. Parmi elles, les feuilles de papaye et de Moringa, qu’il cueille avec soin sous le chant des oiseaux, pour fabriquer une vitamine baptisée "vitamine N".
Dans cette mini-forêt médicinale, chaque plante est une promesse de guérison. Éric ne se contente pas de les récolter: il les sèche, les mouline, les pasteurise selon des procédés traditionnels maîtrisés.
En alliant les savoirs ancestraux à une pratique rigoureuse et structurée, Éric Owoundi redonne à la phytothérapie ses lettres de noblesse. Sa vitamine N, conçue au cœur de son jardin médicinal, incarne cette nouvelle génération de thérapeutes africains, conscients des enjeux de santé publique mais aussi de l’importance de préserver les richesses botaniques et culturelles locales. Dans un contexte où l’autonomie sanitaire devient cruciale, son initiative ouvre une voie prometteuse vers une médecine plus naturelle, accessible et enracinée.
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