Royaume-Uni : Andy Burnham succède à Keir Starmer
11:24, 20/07/2026, lundi
AFP

TOBY SHEPHEARDAFP
Andy Burnham sourit en quittant la "conférence extraordinaire" du Parti travailliste, au cours de laquelle il a été confirmé comme nouveau chef du Parti travailliste et prochain Premier ministre du pays, dans le centre de Londres, le 17 juillet 2026.Andy Burnham a pris lundi ses fonctions de Premier ministre du Royaume-Uni, succédant à Keir Starmer au 10 Downing Street après avoir été élu chef du Parti travailliste avec un soutien massif des députés.
Une transition protocolaire à Downing Street
Selon la tradition constitutionnelle britannique, Andy Burnham a été reçu lundi matin par le roi Charles III au palais de Buckingham, où le monarque l'a officiellement chargé de constituer le nouveau gouvernement.
Après avoir reçu le soutien d'environ 95% des députés travaillistes, Andy Burnham avait été élu vendredi chef du Parti travailliste, étape incontournable pour accéder à la tête du gouvernement britannique.
Peu après cette audience solennelle, le nouveau Premier ministre s'est installé au 10 Downing Street, devenant ainsi le sixième occupant de cette célèbre résidence officielle en l'espace de dix années seulement.
Dans son premier discours prononcé depuis le seuil de cette porte noire emblématique, Andy Burnham a promis de
"rétablir la confiance dans le gouvernement"
et de "donner de l'oxygène" aux Britanniques confrontés à la crise persistante du coût de la vie.La fin du mandat de Keir Starmer
Cette passation de pouvoir fait suite à la démission de Keir Starmer, annoncée le 22 juin dernier après une série de décisions maladroites, de polémiques et de défaites électorales locales qui avaient sérieusement fragilisé son autorité au sein du Parti travailliste.
Arrivé à Downing Street en juillet 2024 à la tête d'une victoire écrasante du Labour aux législatives, mettant fin à quatorze ans de gouvernement conservateur, le Premier ministre sortant n'avait pas réussi à maintenir sa popularité auprès des électeurs britanniques.
Les défis économiques et politiques
Andy Burnham hérite d'une situation économique particulièrement délicate, marquée par une croissance atone et une dette publique très élevée qui limitent considérablement sa marge de manœuvre budgétaire pour mener à bien ses réformes.
Par ailleurs, le nouveau chef du gouvernement devra impérativement endiguer l'ascension du parti anti-immigration Reform UK, actuellement en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.
Dans son premier discours en tant que chef du Labour vendredi dernier, Andy Burnham avait qualifié cette période de
"la dernière chance"
pour son parti, promettant de construire "une nouvelle politique"
et d'incarner un mouvement "authentiquement"
travailliste.Un virage énergétique et institutionnel
Surnommé "le roi du Nord" en raison de son mandat de maire du Grand Manchester qu'il a exercé jusqu'en juin, Andy Burnham entend décentraliser le pouvoir en créant un "N°10 du Nord" qui serait basé dans cette ville industrielle du nord de l'Angleterre.
De plus, son équipe a déjà annoncé l'abandon immédiat du projet de carte d'identité numérique lancé par son prédécesseur pour lutter contre le travail des migrants en situation irrégulière.
Selon des médias britanniques, le gouvernement pourrait également donner son feu vert au développement de nouveaux champs pétroliers et gaziers en mer du Nord, une orientation saluée par le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Lucy Powell, numéro 2 du Labour, a décrit ces informations comme de simples
"spéculations"
tout en assurant que le nouveau Premier ministre adopterait une approche "plus pragmatique"
sur les questions énergétiques et environnementales.A lire également:

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