Paris : 142 interpellations dont 126 gardes à vue
13:53, 25/10/2026, dimancheM: Mise à jour: 14:07, 25/10/2026, dimanche
AFP

Hesham ElsherifAA
Un manifestant arrêté par les forces de l'ordre le 24 octobre 2026 à Paris.Au total, 142 personnes ont été interpellées, dont 126 placées en garde à vue, en marge de la manifestation samedi à Paris pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé dimanche la préfecture de police.
Selon la préfecture de police, 142 personnes ont été interpellées au cours de la journée de samedi dans la capitale française, dont 126 ont été placées en garde à vue. Cette mobilisation syndicale visait à défendre le pouvoir d'achat et les services publics, rassemblant selon les autorités un nombre de participants équivalent à celui de la semaine précédente.
Par ailleurs, des tensions ont également éclaté dans plusieurs villes de province. Des heurts ont été signalés notamment à Marseille, Bordeaux, Toulouse et Tours, où des manifestants ont affronté les forces de l'ordre qui ont répliqué à l'aide de grenades lacrymogènes.
Déploiement sécuritaire
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré samedi soir que "Les cortèges se sont bien passés" sur l'ensemble du territoire, tout en faisant état de "très nombreuses" exactions commises en marge des manifestations. Pas moins de 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés à travers la France, soit une augmentation de 20 % des effectifs comparé au dispositif déployé le 17 octobre dernier.
Hélène Denéchère, porte-parole de la préfecture de police, a précisé sur France Inter que "Cette manifestation s'est déroulée hier avec un nombre de manifestants équivalent à celui de la semaine passée, en revanche dans des conditions de sécurité (...) diamétralement opposées". Elle a également souligné que "toute la manifestation s'est fort bien déroulée" et que la "dispersion se passait très bien" avant l'apparition de troubles en fin de parcours.
Incidents en fin de cortège
Toutefois, environ 500 individus qualifiés de casseurs se trouvaient en fin de cortège et "ont cherché à attaquer les forces de l'ordre et à s'en prendre également aux biens, aux alentours du cortège", a affirmé Mme Denéchère. Malgré le dispositif de sécurité, certains commerces ont subi des dégradations : "Malheureusement, un commerce a été fracturé et a subi des vols. Un autre a été abîmé, mais pour autant, l'action rapide des forces de l'ordre - il s'agissait d'une concession automobile -, a permis de protéger et d'empêcher les individus de pénétrer dans cette concession", a-t-elle indiqué.
De plus, la porte-parole a précisé que "Le dispositif" mis en place "permettait justement de protéger au maximum les commerces".
Pour rappel, la manifestation du 17 octobre contre la vie chère avait dégénéré en scènes de chaos à Paris, marquée par des cortèges sauvages et de nombreuses dégradations. Selon la mairie de Paris, 450 commerces avaient été endommagés au cours de ce week-end dans la capitale, dont 228 pillés, justifiant ainsi le renforcement significatif du dispositif policier.