Iran : réduction de 10% de la consommation de gaz exigée
14:06, 25/10/2026, dimancheM: Mise à jour: 14:35, 25/10/2026, dimanche
AFP

Présidence iranienneAA
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.Le président du Parlement iranien a exhorté dimanche la population à diminuer de 10% sa consommation de gaz naturel à l'approche de l'hiver, afin d'alléger la pression sur les approvisionnements durant la saison froide, a-t-il indiqué dans une vidéo diffusée par les médias locaux.
Selon des informations relayées par les médias locaux, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf a lancé un appel urgent à la population à l'approche des mois froids, alors que les températures hivernales, souvent négatives et rigoureuses dans le nord du pays, menacent d'aggraver considérablement la demande énergétique nationale. "Pour traverser l'hiver qui approche, une mobilisation nationale est indispensable (...) afin de réduire la consommation de gaz d'au moins 10%", a déclaré le chef du Parlement iranien dans une vidéo diffusée dimanche, soulignant l'impérative nécessité d'une action collective face aux contraintes actuelles.
Contexte de guerre et infrastructures visées
L'Iran peine depuis plusieurs années à assurer stablement son approvisionnement en gaz naturel, ressource essentielle au chauffage des foyers et à l'industrie, une situation désormais exacerbée par les hostilités militaires déclenchées fin février suite à une attaque conjointe israélo-américaine. Par ailleurs, des infrastructures gazières critiques situées dans le sud du territoire ont été spécifiquement visées par des frappes aériennes américaines qui ont mis hors service plusieurs raffineries et complexifié la production nationale, selon des sources officielles gouvernementales. Dans ce contexte d'incertitude énergétique, le premier vice-président Mohammad Reza Aref avait déjà indiqué début octobre que les autorités anticipaient un déficit quotidien alarmant de 100 à 250 millions de mètres cubes de gaz durant la saison froide, conséquence directe des dégâts structurels causés par le conflit aux installations pétrolières, selon l'agence de presse officielle Irna.
Incitations financières et blocus américain
Pour encourager activement les économies d'énergie au niveau individuel, le responsable parlementaire a promis une compensation financière immédiate et tangible aux citoyens respectant les objectifs : "Toute personne qui économise du carburant, quel qu'en soit le volume, recevra immédiatement la somme correspondante sur son compte bancaire", a-t-il assuré avec fermeté. De plus, la tension géopolitique persistante autour du stratégique détroit d'Ormuz, passage maritime vital que Téhéran revendique contrôler intégralement, complique davantage la situation énergétique et commerciale du pays. Alors qu'un cessez-le-feu conclu en avril avait permis de mettre fin à près de quarante jours de bombardements intenses sur le territoire iranien et qu'un protocole d'accord visant une paix durable signé en juin a finalement volé en éclats un mois plus tard sans accord final, les négociations demeurent totalement au point mort face au blocus maritime des ports iraniens imposé par les États-Unis pour accentuer la pression économique sur la République islamique déjà soumise à des sanctions internationales depuis des décennies.
