Irak: réouverture de trois postes-frontières avec l'Iran
13:34, 13/09/2026, dimanche
AFP

Photo par HUSSEIN FALEH / AFP
Des Iraniens et des Irakiens bloqués attendent à la frontière irako-iranienne suite à la décision prise par le gouvernement irakien de fermer le poste-frontière de Shalamsheh, dans la province méridionale de Bassorah, le 12 septembre 2026.L'Irak a annoncé dimanche la réouverture progressive de trois postes-frontières avec l'Iran, fermés la veille après une attaque de drones contre un oléoduc saoudien, a indiqué le service de communication du gouvernement.
Réouverture des passages frontaliers
Le gouvernement irakien a annoncé dimanche la reprise progressive du trafic aux trois postes-frontières avec l'Iran. Ces passages avaient été fermés samedi dans l'immédiateté de l'attaque contre l'infrastructure pétrolière saoudienne, et ils rouvriront au public selon un calendrier échelonné de dimanche à jeudi pour le transport des passagers et des marchandises.
Selon le service de communication du gouvernement chargé des questions sécuritaires, cette décision intervient
"après passage en revue de leur fonctionnement".
Les points de passage concernés sont ceux de Shalamcheh, dans la province méridionale de Bassora, et d'al-Shib, dans celle de Missan, ainsi que celui d'al-Mandali, dans la province centrale de Diyala.Mesures sécuritaires et limogeage
Bagdad avait ordonné samedi la fermeture immédiate de ces infrastructures pour réorganiser les opérations de surveillance, limogeant par la même occasion le commandant militaire de la province de Missan. Les autorités irakiennes avaient en effet établi que les drones utilisés dans l'attaque avaient été tirés depuis cette zone du sud du territoire, ce qui avait motivé cette mise à l'écart.
Par ailleurs, les activités de renseignement ont été significativement renforcées afin de déterminer les
"failles"
ayant permis ce déploiement, a précisé la même source. Cette attaque non revendiquée avait visé jeudi l'oléoduc Est-Ouest saoudien reliant Abqaiq, sur les rives du Golfe, au port de Yanbu, sur la mer Rouge.Groupes armés et "axe de la résistance"
"axe de la résistance"
Des groupes armés irakiens pro-iraniens, accusés par Ryad par le passé d'attaques similaires contre des infrastructures pétrolières, ont formellement nié leur implication dans cette frappe. Ces mouvements, apparus au lendemain de l'invasion américaine de l'Irak, constituent des éléments clés de l'alliance régionale dirigée par Téhéran et intégrés au sein de ce que l'Iran nomme l'
"axe de la résistance".
En outre, ces factions entretiennent des liens étroits avec le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien et les Houthis yéménites au sein de cette coalition. Elles ont notamment revendiqué des centaines d'attaques contre des bases américaines en Irak et dans la région au cours de la guerre au Moyen-Orient, tandis qu'en juillet dernier, les Etats-Unis et le royaume saoudien avaient déjà frappé en représailles certaines d'entre elles, tuant 20 combattants dont cinq ressortissants iraniens.
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