Irak : 7 ans de prison pour un vice-ministre du Pétrole
17:27, 30/08/2026, dimanche
AFP

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7 ans de prison pour un vice-ministre du PétroleUn tribunal irakien a condamné à sept ans de prison Ali al-Bahadli, vice-ministre du Pétrole, pour enrichissement illicite, lui infligeant également une restitution de plus de 20 millions de dollars, a annoncé la Commission pour l'intégrité.
Condamnation pour enrichissement illicite
Selon un communiqué de la Commission pour l'intégrité, l'organisme gouvernemental chargé de la lutte anticorruption, un tribunal spécialisé a rendu un verdict de sept ans d'emprisonnement à l'encontre d'Ali al-Bahadli. Le jugement concerne le vice-ministre du Pétrole chargé de la distribution, arrêté en juin dernier lors d'un coup de filet. L'intéressé doit restituer à l'État une somme excédant 20 millions de dollars, correspondant à des gains mal acquis, et s'acquitter d'une amende équivalente pour
"enrichissement illicite".
Sanctions américaines et accusations de détournement
Les autorités américaines avaient imposé en mai des sanctions à M. Bahadli, l'accusant d'avoir
"abusé de ses fonctions gouvernementales pour détourner du pétrole irakien en faveur du régime iranien et de ses supplétifs terroristes".
Cette mesure visait notamment à contrer le financement de groupes armés pro-téhéraniens par la contrebande d'hydrocarbures. Par ailleurs, l'arrestation du haut responsable s'est concrétisée dans le cadre d'une vaste campagne gouvernementale.Campagne anticorruption et enjeux politiques
Cette affaire s'inscrit dans une initiative plus large menée par le Premier ministre Mohammed Chia al-Soudani contre la corruption qui gangrène les institutions publiques depuis des décennies. Selon des sources concordantes, l'opération visait simultanément à éradiquer le financement des milices armées soutenues par l'Iran et à endiguer le trafic de pétrole iranien. De plus, des dizaines d'autres responsables, dont des parlementaires, ont été interpellés lors de ce coup de filet.
Pressions géopolitiques américaines
Dans ce contexte, Bagdad fait l'objet de pressions croissantes de Washington pour réduire l'influence de Téhéran et contenir les groupes armés que les États-Unis considèrent comme terroristes. Arrivé au pouvoir en mai avec le soutien américain, M. al-Soudani s'est engagé à faire pression sur ces formations pour qu'elles remettent leurs armes à l'État. Toutefois, les condamnations pour corruption en Irak visent généralement des responsables de rang intermédiaire, les plus hauts échelons étant rarement inquiétés.
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