Guinée Bissau: le Sénégal prône une "solution consensuelle et durable"
09:43, 29/10/2026, jeudi
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Le Mministre des Affaires étrangères sénégalais Cheikh Niang. Le Sénégal intensifie la médiation de la CEDEAO en Guinée-Bissau pour restaurer l’ordre constitutionnel après le coup d’État de novembre 2025.Le Sénégal, médiateur de la CEDEAO dans la crise politique en Guinée-Bissau, appelle les acteurs politiques et sociaux à privilégier une solution consensuelle. À l’issue d’une mission à Bissau le 26 octobre 2026, le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a annoncé que les consultations menées permettront d’éclairer les prochaines étapes de la médiation. L’objectif est de restaurer l’ordre constitutionnel interrompu par le coup d’État du 26 novembre 2025. Toutefois, les incertitudes entourant l’organisation des élections prévues en décembre compliquent le processus de transition.
Le Sénégal intensifie sa médiation en Guinée-Bissau pour tenter de sortir le pays de la crise politique. Dakar appelle les forces politiques et sociales à trouver une solution consensuelle, respectueuse de la souveraineté nationale et des aspirations de la population.
À l’issue d’une mission à Bissau le 26 octobre 2026, le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a présenté les objectifs de cette démarche. Elle vise à restaurer l’ordre constitutionnel, interrompu depuis le coup d’État du 26 novembre 2025, par un processus pacifique et inclusif.
"Cette démarche avait pour objectif de recueillir directement les positions, préoccupations et propositions des acteurs politiques et sociaux, d’identifier les convergences possibles et de mieux cerner les questions nécessitant des consultations complémentaires"
, indique le communiqué du ministère sénégalais des Affaires étrangères.Guinée-Bissau: le Sénégal consulte les acteurs politiques
Au cours de sa mission, Cheikh Niang a rencontré des représentants des acteurs politiques et de la société civile. Il a également rendu une visite de courtoisie au général Horta N’tam, président de transition.
Le chef de la diplomatie sénégalaise a par ailleurs échangé avec le Premier ministre et les membres du Conseil national, qui fait office de Parlement.
"Ces consultations élargies ont constitué le principal cadre d’écoute et d’échanges sur les perspectives de sortie de crise et les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel"
, précise le ministre.Les appréciations et propositions recueillies pendant cette mission seront transmises à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Elles doivent contribuer à définir les prochaines étapes de la médiation régionale.
Élections en Guinée-Bissau: un calendrier incertain
Selon le calendrier initial, des élections présidentielle et législatives devaient se tenir le 6 décembre 2026 afin de mettre fin à la transition politique.
Toutefois, la vice-présidente de la Commission nationale électorale (CNE) a indiqué que les conditions nécessaires à l’organisation du scrutin n’étaient pas réunies. Cette situation remet en question le calendrier électoral et accentue les incertitudes sur le retour à l’ordre constitutionnel.
La crise politique reste également marquée par la situation de l’ancien président
Umaro Sissoco Embalo
, renversé lors du coup d’État et désormais en exil au Maroc.Le 28 septembre 2026, il a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle ainsi que son intention de rentrer en Guinée-Bissau. Le pouvoir militaire l’a toutefois empêché de revenir, affirmant que les conditions nécessaires à sa sécurité n’étaient pas réunies.
Un référendum constitutionnel contesté dans le contexte de transition
Le 30 août 2026, les autorités militaires ont organisé un référendum visant à modifier la Constitution de la Guinée-Bissau.
Le
"oui"
l’a emporté avec 70 % des suffrages, ouvrant la voie au passage d’un régime parlementaire à un régime présidentiel.Cette réforme institutionnelle intervient dans un contexte de crise politique persistante. La médiation sénégalaise, menée au nom de la CEDEAO, doit désormais contribuer à rapprocher les positions des différents acteurs et à clarifier les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel.
L’issue du processus dépendra notamment des discussions entre les autorités de transition, les forces politiques et les représentants de la société civile, ainsi que des perspectives d’organisation des prochaines élections.
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