L'UE tend la main au prochain gouvernement israélien
18:01, 28/10/2026, mercredi
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Anouar El Anouni, porte-parole de l'Union européenne, a annoncé la coopération avec le prochain gouvernement israélien.La Commission européenne affirme vouloir coopérer avec le prochain gouvernement israélien, au nom de "principes démocratiques et de valeurs communes". Pendant ce temps, les législatives israéliennes n'ont dégagé aucune majorité : le bloc de Netanyahu obtiendrait 53 sièges, celui d'Eisenkot 48 et les partis arabes 19. Bruxelles félicite la "vitalité de la démocratie" israélienne, mais ne dit rien de Gaza ni de la Palestine occupée (Cisjordanie).
L'Union européenne (UE) veut coopérer avec le prochain gouvernement israélien.
Un porte-parole de la Commission européenne l'a annoncé mercredi à Bruxelles. Cette déclaration tombe alors que les législatives de mardi n'ont pas encore dégagé de majorité claire. Par ailleurs, ni Gaza ni la Palestine occupée (Cisjordanie) ne figurent dans les propos rapportés.L'Union européenne veut travailler avec le prochain gouvernement israélien
Anouar El Anouni, porte-parole de la Commission européenne, s'est exprimé lors du point de presse de la mi-journée. Il affirme que l'UE se réjouit de travailler avec le prochain gouvernement. Selon lui, cette relation repose sur des
"principes démocratiques et des valeurs communes".
Le porte-parole a aussi précisé la méthode de Bruxelles. L'UE continuera de miser sur un
"dialogue franc et ouvert"
. Ce dialogue doit approfondir la coopération bilatérale et aborder les sujets de préoccupation. De plus, il doit servir la stabilité régionale, la sécurité et une paix juste et durable.En outre, Anouar El Anouni a félicité le peuple israélien pour la tenue des élections. À ses yeux, la forte participation témoigne de la
"vitalité de la démocratie"
israélienne.Législatives en Israël: aucun bloc n'atteint la majorité
Les Israéliens ont voté mardi 27 octobre pour renouveler la Knesset. Ce scrutin ressemblait à un référendum sur le leadership de Benjamin Netanyahu. Les résultats restent toutefois partiels.
Après le dépouillement de 85,6 % des suffrages, les médias israéliens publient des projections serrées. Le bloc du Premier ministre Benjamin Netanyahu obtiendrait 53 sièges sur 120. Il reste donc à huit sièges de la majorité requise, fixée à 61.
En face, le bloc d'opposition dirigé par Gadi Eisenkot serait crédité de 48 sièges. Les partis majoritairement arabes devraient en obtenir 19, selon le site Ynet. Ainsi, aucun camp n'atteint 61 sièges d'après ces chiffres. Cependant, le décompte n'est pas terminé et les chiffres peuvent encore bouger.
"Valeurs communes": un discours qui sonne creux face à Gaza
Bruxelles parle de
"valeurs communes"
. Pourtant, la Cour pénale internationale (CPI) a émis en novembre 2024 un mandat d'arrêt contre Benjamin Netanyahu. En effet, la juridiction le soupçonne de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité à Gaza.Par ailleurs, la guerre à Gaza a tué des dizaines de milliers de Palestiniens. Les civils paient le prix le plus lourd. Dans ce contexte, féliciter une
"vitalité démocratique"
paraît pour le moins décalé.De plus, l'accord d'association entre l'UE et Israël repose sur le respect des droits humains. Son article 2 le stipule. Or, l'Union n'en tire aucune conséquence concrète.
Palestine occupée (Cisjordanie): les grands absents du message
Le porte-parole évoque une
"paix juste et durable".
Cependant, il ne cite ni Gaza ni la Palestine occupée (Cisjordanie). Il ne mentionne pas non plus la colonisation, qui s'étend chaque année. Pourtant, ces sujets pèsent sur toute perspective de paix.Pourtant, la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé en juillet 2024 que l'occupation israélienne des territoires palestiniens est illégale. Elle a demandé d'y mettre fin. Ainsi, le droit international est clair, mais Bruxelles préfère le silence.
Enfin, les partis arabes pourraient obtenir 19 sièges. Ces élus représentent des citoyens palestiniens d'Israël. Leur poids dans la future Knesset mérite donc d'être suivi de près.
Coalition incertaine: quelles suites pour la relation UE-Israël ?
Les négociations pour former le gouvernement s'annoncent longues. Chaque camp devra chercher des alliés pour atteindre 61 sièges. Par conséquent, la composition finale de la coalition reste ouverte.
Pendant ce temps, Bruxelles garde ses habitudes. La Commission répète les mêmes formules sur le dialogue et la coopération. En revanche, elle n'annonce aucune condition pour le futur exécutif.
De plus, les Palestiniens attendent des actes. Ils demandent des sanctions contre la colonisation et le respect des décisions de justice. Cependant, l'UE se contente pour l'instant de déclarations de principe.
C'est pourquoi les prochaines semaines compteront. Elles montreront si l'Union ose lier sa coopération au respect du droit international. Nouvelle Aube suivra l'évolution du décompte et les réactions internationales.
Ce qu'il faut retenir
L'UE veut ouvrir une nouvelle page avec le prochain gouvernement israélien, quel qu'il soit. Elle promet un "dialogue franc et ouvert". En revanche, elle évite les sujets qui fâchent : Gaza, la colonisation et la justice internationale.
Les prochains jours seront décisifs. Les résultats définitifs fixeront les contours de la coalition. Alors, Bruxelles passera-t-il enfin des mots aux actes pour les Palestiniens ?
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