15:17, 17/08/2026, lundi
Gaza: Suhail Shalouf, 14 ans, tué par l'armée israélienne à Khan Younès
Suhail Shalouf, enfant palestinien de 14 ans, a été tué par l'armée d'occupation israélienne dans le secteur d'Al-Tina, à Khan Younès, dans le sud de Gaza. Selon ses proches, il se rendait chez sa tante. Le Croissant-Rouge palestinien a récupéré son corps, transféré au complexe médical Nasser. Sa mère, Miriam Shalouf, dénonce un acte injustifiable. Cette mort survient malgré un cessez-le-feu que l'armée israélienne viole régulièrement.
Un dernier hommage a été rendu à
Suhail Shalouf
. Cet enfant palestinien de 14 ans a été tué par l'armée d'occupation israélienne. Le drame s'est produit dans le secteur d'Al-Tina, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.La défense civile palestinienne a annoncé sa mort. Le Croissant-Rouge palestinien a ensuite récupéré son corps. Les secouristes l'ont transféré vers le complexe médical Nasser.
Sa famille l'a pleuré dans la morgue de l'hôpital. Les images de ce deuil ont circulé sur les réseaux sociaux. Ainsi, le visage d'un enfant de plus s'ajoute au bilan de la guerre.
Suhail Shalouf tué à Khan Younès : ce que l'on sait
Le garçon se rendait chez sa tante. Celle-ci habite la même rue, dans le secteur d'Al-Tina. C'est là qu'il a été abattu, selon ses proches.
Le tir est venu des forces israéliennes déployées dans la zone. En effet, l'armée d'occupation contrôle une large partie de l'est de Khan Younès. Les civils y circulent sous la menace constante des armes.
Le Croissant-Rouge palestinien a confirmé la récupération du corps. De plus, ses équipes ont assuré sa préservation avant le transfert. Cette procédure est devenue tristement habituelle à Gaza.
Aucune arme n'a été signalée sur l'enfant. Aucun élément public ne le reliait à un combattant. Il marchait simplement vers la maison d'une proche.
La colère de Miriam Shalouf, mère de la victime
Miriam Shalouf, la mère de l'enfant, a dénoncé un acte injustifiable. Elle a demandé ce que son fils avait pu faire pour mériter la mort. Elle s'est ensuite interrogée sur son sort.
Le seul fait d'être palestinien justifiait-il une telle fin ? Cette question résume la détresse de milliers de familles. En effet, elle revient dans presque chaque témoignage recueilli à Gaza.
Sa douleur dépasse le cadre d'un fait divers. Elle raconte une population entière privée de protection. C'est pourquoi son cri a trouvé un tel écho.
Un cessez-le-feu constamment violé
Cette mort s'inscrit dans un contexte précis. Un cessez-le-feu encadre en théorie la bande de Gaza depuis octobre 2025. Pourtant, les tirs et les frappes n'ont jamais réellement cessé.
Les États-Unis pilotent une feuille de route destinée à désarmer le Hamas. Donald Trump et un "Conseil de paix" ont annoncé un accord sur ce point. Cependant, les violences se poursuivent sur le terrain.
L'armée israélienne a réduit son offensive ces derniers jours. En revanche, ses soldats continuent d'ouvrir le feu près des lignes de déploiement. La mort de Suhail Shalouf illustre cette réalité.
D'autres victimes le même week-end à al-Mawasi
Le sud de Gaza a connu d'autres pertes au même moment. Des sources médicales du complexe Nasser ont fait état de plusieurs blessés par balles. Les tirs israéliens visaient un secteur de tentes de déplacés.
Ce campement se trouve dans la zone d'al-Mawasi, à l'ouest de Khan Younès. Des dizaines de milliers de familles y survivent sous la toile. Pourtant, cette zone avait été présentée comme
"sûre".
L'agence Anadolu a recensé un mort et six blessés supplémentaires ce dimanche. D'autres frappes ont touché le camp de Nuseirat, dans le centre du territoire. Ainsi, aucune région de Gaza n'échappe vraiment à la violence.
Khan Younès, une ville meurtrie par la guerre
Khan Younès paie un tribut particulièrement lourd depuis deux ans. La ville a subi des offensives répétées et des déplacements massifs. Ses quartiers est restent en grande partie sous contrôle militaire israélien.
Une ligne de séparation traverse désormais le territoire. À l'ouest, les Palestiniens peuvent circuler. À l'est, les forces israéliennes sont déployées et tirent régulièrement.
Ce découpage transforme chaque trajet en risque. De plus, il enferme la population dans un espace toujours plus réduit. Suhail Shalouf marchait précisément dans cet environnement clos.
Les enfants de Gaza, premières victimes
Le cas de Suhail Shalouf n'est pas isolé. Des enfants meurent presque chaque jour dans l'enclave. Certains sont tués par balles, d'autres sous les bombes.
Les organisations de défense des droits humains multiplient les alertes. Par ailleurs, plusieurs mécanismes d'enquête des Nations unies documentent ces morts. Ils dénoncent un mépris répété du droit international humanitaire.
Les familles, elles, enterrent leurs enfants sans réponse. En effet, l'armée israélienne confirme rarement ce type d'incident. L'impunité nourrit donc la colère et le désespoir.
Ce qu'il faut retenir
Suhail Shalouf avait 14 ans. Il se rendait chez sa tante quand il a été tué. L'armée d'occupation israélienne est mise en cause par la défense civile palestinienne.
Sa mère réclame des comptes. Sa question, elle, reste sans réponse. Elle résume le sort de toute une population sans protection.
Derrière chaque bilan chiffré, il y a un nom. Ce week-end, ce nom était celui d'un enfant de Khan Younès.
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