14:13, 05/10/2026, lundi
Naplouse: des colons ivres et armés ciblent une famille palestinienne
Jeudi matin, des colons israéliens ivres et armés de fusils ont tenté de pénétrer de force chez une famille palestinienne à Khirbet al-Marajim, près de Douma, au sud-est de Naplouse. Le propriétaire a appelé la police et l'armée israéliennes, qui ne seraient pas venues. Sa vidéo documente l'attaque et l'impunité dont bénéficient les colons en Palestine occupée (Cisjordanie). Le propriétaire interpelle aussi Netanyahu, Ben-Gvir et Smotrich.
Des colons israéliens, ivres et armés de fusils, ont tenté jeudi matin de forcer la porte d'une famille palestinienne. La scène s'est déroulée à Khirbet al-Marajim, près de Douma, au sud-est de Naplouse, en Palestine occupée (Cisjordanie).
Le propriétaire a filmé l'incident. Il a aussi appelé la police et l'armée israéliennes. Selon lui, aucune force n'est venue sur place.
Cette
attaque de colons
n'a rien d'un accident isolé. Elle illustre une violence quotidienne que les autorités israéliennes laissent prospérer.Attaque de colons près de Naplouse: ce que l'on sait
Les informations disponibles viennent d'une vidéo et du récit du propriétaire. Elles restent donc à compléter par d'autres témoignages. Cependant, les images parlent d'elles-mêmes.
Les faits rapportés
Jeudi matin, un groupe de colons se présente devant une maison de Khirbet al-Marajim. Ils sont ivres, selon les images, et portent des fusils. Ils tentent alors d'entrer de force.
Le propriétaire appelle immédiatement la police et l'armée israéliennes. Selon son témoignage, personne ne se déplace. La famille reste seule face aux assaillants.
Ce que montre la vidéo
Dans la vidéo, le propriétaire filme les colons et s'adresse aux forces de l'ordre. Il les interpelle à voix haute:
"Vous avez entendu, la police ? Et vous, l'armée ?"
Il apostrophe aussi Benjamin Netanyahu, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich. Il rappelle que le Premier ministre parlait de simples fauteurs de troubles. Pour lui, la scène prouve le contraire.
Une voix annonce que l'armée est en route et que la police arrive. Elle demande aux hommes de rentrer chez eux. Pourtant, selon le propriétaire, personne n'est venu.
Face aux colons, il tient bon.
"C'est ma maison, c'est chez moi"
, lance-t-il. Il leur propose ensuite d'entrer, puis les défie de dire s'ils veulent vraiment cette maison.Une police et une armée absentes
Ce récit pose une question simple. Pourquoi aucune force israélienne n'a-t-elle réagi ? Ainsi, la famille a dû se défendre seule, avec sa caméra pour unique protection.
Cette absence n'a rien d'exceptionnel. En effet, de nombreux témoignages décrivent le même schéma en Palestine occupée (Cisjordanie). Les colons attaquent, puis les secours tardent, ou ne viennent pas.
De plus, l'armée israélienne protège souvent les colons plutôt que les habitants. Les familles palestiniennes le constatent chaque semaine. C'est pourquoi beaucoup filment tout, faute de recours.
La vidéo devient alors une preuve. Elle documente l'attaque et l'inaction des autorités. Par ailleurs, elle donne un visage à une violence trop souvent réduite à des statistiques.
Khirbet al-Marajim et Douma: un territoire sous pression
Khirbet al-Marajim se trouve dans une zone rurale du sud-est de Naplouse. Les habitants y vivent d'agriculture et d'élevage. Ils sont donc très exposés, car leurs maisons restent isolées.
Le village voisin de Douma porte une mémoire douloureuse. En juillet 2015, des colons y ont incendié une maison palestinienne. Le bébé Ali Dawabsheh et ses parents en sont morts.
Cet épisode reste un symbole. Il rappelle que la violence des colons peut tuer. En revanche, la justice israélienne a rarement sanctionné de tels actes.
Depuis, la pression sur les villages de la région n'a pas disparu. Les habitants dénoncent des intrusions, des incendies de champs et des menaces armées. Le cas de jeudi s'ajoute à cette longue liste.
Violence des colons: un système, pas des "déviants"
Le propriétaire a visé Netanyahu pour une raison précise. Les dirigeants israéliens présentent souvent les colons violents comme une minorité marginale. Or les faits racontent une autre histoire.
Ces groupes agissent avec une grande liberté. Ils bénéficient de l'appui de responsables politiques influents, comme Ben-Gvir et Smotrich. Ainsi, la violence sert une logique : vider les terres de leurs habitants.
Le droit international est pourtant clair. En juillet 2024, la Cour internationale de justice a jugé illégale l'occupation israélienne des territoires palestiniens. Elle a aussi dénoncé la politique de colonisation.
Cette colonisation ne se limite pas aux bâtiments. Elle passe aussi par la peur, les raids nocturnes et les armes. En effet, intimider une famille revient à la pousser vers la sortie.
À Khirbet al-Marajim, la famille a refusé de partir. Son attitude rappelle une réalité souvent oubliée : les Palestiniens restent sur leurs terres, malgré tout.
Ce qu'il faut retenir
Des colons ivres et armés ont tenté de forcer une porte palestinienne jeudi. La police et l'armée, appelées par le propriétaire, ne seraient pas venues. La vidéo en constitue la preuve.
Cet épisode confirme une évidence. La violence des colons n'est ni marginale ni spontanée. Elle prospère grâce à l'impunité.
Dès lors, la responsabilité dépasse les assaillants. Elle touche les dirigeants qui les couvrent et les puissances qui se taisent. Tant que cette impunité durera, d'autres familles vivront la même peur.
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