France : Mathilde Panot met en cause le RN après les propos racistes d’un policier municipal de Carcassonne
13:48, 10/09/2026, jeudi
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Bertrand GUAY AFP
Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire "La France Insoumise – Nouveau Front Populaire", quitte l'Hôtel Matignon après avoir assisté à une réunion des dirigeants de partis sur le conflit en Iran, organisée par le Premier ministre français, à Paris, le 11 mars 2026.La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a vivement critiqué le Rassemblement national après la révélation de propos racistes tenus par un policier municipal de Carcassonne lié au parti.
Accusations contre le Rassemblement national
Selon des informations relayées par l'agence Anadolu, la présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale a vigoureusement mis en cause le Rassemblement national (RN) jeudi.
Cette déclaration intervient après la diffusion d'une vidéo révélant des propos racistes et complotistes tenus par un policier municipal de Carcassonne. Mathilde Panot a précisé sur la chaîne LCI que l'agent incriminé entretenait des liens étroits avec le maire RN de la ville, Christophe Barthes.
La députée a également souligné que le policier faisait partie du service d'ordre de Jordan Bardella, le président du parti.
"Le policier municipal tenant les propos racistes est un proche du maire RN et faisait partie du service d’ordre de Jordan Bardella"
, a-t-elle déclaré. Par ailleurs, elle a critiqué les contradictions dans la défense apportée par l'élu municipal.De plus, Mathilde Panot a évoqué des dysfonctionnements dans la gestion de l'affaire.
"Je ne comprends pas pourquoi une enquête qui est menée depuis janvier 2026 met huit mois à faire en sorte qu’il y ait une suspension des policiers incriminés dans cette affaire"
, a-t-elle affirmé. Elle a également accusé le RN d'imposer
"des débats d’une violence extrême à la société"
, citant notamment ses positions sur le port du voile dans l'espace public.Réactions institutionnelles
Face à ces révélations, le Rassemblement national a annoncé l'exclusion immédiate du brigadier-chef concerné. Cette mesure vise également l'ensemble de ses fonctions bénévoles, notamment au sein du service d'ordre du parti. Cette décision a été prise peu après la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux.
De son côté, la municipalité de Carcassonne a qualifié les propos de l'agent d'
"inacceptables"
. Les autorités locales ont par ailleurs annoncé l'engagement de procédures et de sanctions
"à la hauteur de la gravité des faits".
Toutefois, elles ont précisé que les faits incriminés étaient antérieurs à l'arrivée de la nouvelle majorité municipale.
Contexte de l'affaire et suites judiciaires
La vidéo controversée avait été révélée mardi par le journal Midi Libre. Elle avait été enregistrée en novembre 2025 par la caméra-piéton du policier, restée allumée à son insu lors d'une patrouille.
L'agent y tient à plusieurs reprises des propos racistes visant notamment les personnes noires, maghrébines et afghanes, et reprend plusieurs théories complotistes.
Ancien militaire, le policier appartenait bénévolement au Département protection sécurité (DPS), le service d'ordre du RN. Il avait notamment participé à la sécurité de Jordan Bardella lors de déplacements dans le sud de la France.
Pour rappel, une enquête du parquet de Carcassonne a été ouverte en janvier 2026, ainsi qu'une enquête administrative. Ces investigations visent à faire la lumière sur les circonstances exactes des faits et les éventuelles responsabilités collectives.
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