France : 61 % des Français jugent leur pouvoir d'achat mauvais
09:45, 15/09/2026, mardi
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En 2022, seuls 38 % des personnes interrogées émettaient un jugement négatif sur leur capacité d'achat, soit près de vingt-trois points de moins que l'estimation actuelle. Selon une étude de l'institut Appinio pour le magazine LSA, 61 % des Français estiment leur pouvoir d'achat mauvais, une dégradation sensible qui devrait influencer le scrutin présidentiel de 2027.
Un ressenti de plus en plus négatif
Selon l'enquête réalisée par l'institut Appinio pour le magazine spécialisé LSA, près de deux Français sur trois estiment leur pouvoir d'achat dégradé.
Cette étude, menée du 26 au 29 août 2026 auprès de 1 000 personnes âgées de 18 à 65 ans, révèle que 61 % des interrogés qualifient leur situation financière de
"mauvaise"
, dont 10,9 % qui la jugent même "très mauvaise"
.Nette dégradation depuis 2022
Ce constat traduit une détérioration sensible en l'espace de quelques années. En 2022, seuls 38 % des personnes interrogées émettaient un jugement négatif sur leur capacité d'achat, soit près de vingt-trois points de moins que l'estimation actuelle.
Par ailleurs, cette baisse du pouvoir d'achat intervient dans un contexte d'envolée des prix de l'énergie et de tensions internationales ayant affecté les marchés des carburants.
Pression accrue sur les finances domestiques
Les préoccupations des ménages se cristallisent autour de l'inflation quotidienne. Selon la même étude, 87,4 % des répondants constatent une hausse du coût de la vie, contre 82,3 % en 2025.
De plus, 86,1 % des personnes interrogées déclarent être préoccupées par l'augmentation des prix alimentaires, un chiffre en progression de près de cinq points par rapport à l'année précédente.
Cette crise économique touche directement l'épargne des familles. Tandis que 67,5 % des sondés affirment éprouver des difficultés à mettre de côté, contre 64,5 % en 2025, 56 % d'entre eux font état de fins de mois difficiles, contre 52,3 % l'année précédente.
Arbitrages croissants dans la consommation
Face à cette pression persistante, les comportements d'achat évoluent significativement. Les ménages sont contraints d'arbitrer davantage leurs dépenses, notamment en matière alimentaire.
En outre, cette restriction budgétaire se traduit concrètement par une réduction des achats de viande, témoignant d'une adaptation forcée aux contraintes économiques.
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