12:16, 28/08/2026, vendredi
Cyberpiratage: la Chine renvoie l'accusation aux États-Unis
La Chine a rejeté le 27 août 2026 les accusations américaines de cyberpiratage. Son porte-parole, Lin Jian, qualifie les États-Unis de premier empire mondial du piratage et de la surveillance. Washington venait d'annoncer la saisie de domaines liés à deux plateformes attribuées à un groupe soutenu par Pékin. La NASA, le Sénat et la Réserve fédérale figurent parmi les cibles présumées. Aucune inculpation n'a été prononcée.
Pékin ne s'est pas contenté de démentir. Le 27 août 2026, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a retourné l'accusation contre Washington.
La veille, le département américain de la Justice avait annoncé la saisie de domaines liés à deux plateformes de piratage. Il les attribuait à un groupe soutenu par l'État chinois.
La réponse est tombée en quelques heures. Elle vise moins les faits techniques que la légitimité même du procureur américain.
Ce que Pékin reproche exactement à Washington
Lin Jian s'est exprimé lors du point de presse quotidien du ministère. Son propos a été relayé le jour même par la presse chinoise.
"La Chine exprime son profond mécontentement et sa ferme opposition face à la pratique abusive et répétée des États-Unis consistant à diffamer la Chine sous prétexte de préoccupations en matière de cybersécurité"
, a-t-il déclaré.Le porte-parole a ensuite durci le ton. Selon lui,
Un appel au dialogue, mais sur un pied d'égalité
Pékin n'a pas fermé la porte. En revanche, il pose une condition explicite.
"Nous exhortons la partie américaine à renoncer aux deux poids deux mesures et aux manœuvres politiques"
, a poursuivi Lin Jian. Il réclame un traitement des risques cyber par le dialogue et la consultation, "de manière responsable et constructive".
Le porte-parole a aussi rappelé un principe.
Cyberpiratage: ce que le ministère de la Justice américain a annoncé
L'annonce américaine date du mercredi 26 août 2026. Les documents ont été descellés en Californie du Sud. Le mécanisme décrit est classique mais efficace.
La liste des victimes présumées frappe par son étendue. D'autres réseaux figurent au dossier. Une précision s'impose toutefois. Lin Jian n'a pas répondu uniquement par la rhétorique. Il a renvoyé Washington à un précédent précis.
A lire également:

International
Roland Lescure reconnaît les lacunes de la France face aux cyberattaques

International
Piratage du fisc : aucun détournement, assure le ministre

International
Lavrov : "la Russie poursuivra ses objectifs en Ukraine, quel que soit le sort des accords du sommet d'Alaska"
Titres : cyberpiratageétats-unisministère de la justicechinepékinwashingtonlin jiancybersécuritésurveillance numériquetensions sino-américainescyberattaquespiratage informatiquenasasénat américainréserve fédéraleChine États-UnisQScan QTRouterdépartement de la JusticeNSAsurveillance de massecyberattaqueempire du piratage











Les commentaires que vous publiez sur notre site constituent une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez faire preuve de respect envers les opinions différentes et les autres membres. Évitez tout langage grossier, offensant, dégradant ou discriminatoire.