Bourses mondiales : nouveaux records historiques portés par l'IA et le recul du pétrole
11:35, 05/08/2026, mercredi
AFP

Kirill KUDRYAVTSEVAFP
Les Bourses mondiales enchaînent les records, portées par l'IA, le recul du pétrole sous 80 dollars et la pause monétaire de la BCE.Les Bourses mondiales ont battu de nouveaux records historiques mercredi. Paris, Francfort, Milan et Madrid ont atteint des sommets absolus, portées par la pause monétaire de la BCE et une bonne saison de résultats. L'enthousiasme autour de l'intelligence artificielle a dopé les places asiatiques, dont Tokyo et Séoul. Par ailleurs, le recul du Brent sous 80 dollars, lié aux espoirs de détente entre Washington et Téhéran, soutient le sentiment de marché.
Les
Bourses mondiales
ont poursuivi leur envolée mercredi. Elles ont atteint de nouveaux records historiques en Europe. En effet, le recul des prix du pétrole nourrit les espoirs de détente au Moyen-Orient. De plus, les perspectives économiques s'améliorent."Les marchés d'actions mondiaux ont inscrit de nouveaux records historiques, portés par le retour de l'enthousiasme autour de l'intelligence artificielle, l'atténuation des risques liés au pétrole et la révision à la baisse des anticipations de nouvelles hausses de taux d'intérêt"
, commente Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill Group.Bourses européennes: records historiques en série
La course aux records a repris dès l'ouverture des marchés européens. Ainsi, les Bourses de Paris (+0,09 %), Francfort (+0,61 %), Milan (+0,49 %) et Madrid (+0,48 %) ont touché de nouveaux sommets absolus. Amsterdam (+0,15 %) et Stockholm (+0,52 %) ont suivi le même mouvement dès les premiers échanges.
Par ailleurs, les places européennes profitent d'une bonne saison des résultats. L'amélioration des perspectives macroéconomiques renforce également la tendance.
"L'inflation a continué de ralentir, permettant à la Banque centrale européenne (BCE) de mettre en pause son cycle de resserrement monétaire"
, résume Daniela Hathorn, analyste de Capital.com, interrogée par l'AFP.L'experte souligne un autre facteur. Les actions européennes ont entamé leur hausse avec
"une décote significative par rapport aux actions américaines"
. C'est pourquoi elles disposaient de "davantage de marge"
pour progresser "à mesure que la confiance s'est renforcée".
La tech, moteur de l'euphorie boursière mondiale
L'euphorie boursière est mondiale. À New York, le Dow Jones et l'indice élargi S&P 500 ont terminé sur un plus haut historique mardi.
Dans la foulée de Wall Street, les Bourses asiatiques ont grimpé. Le secteur des semi-conducteurs a notamment dopé la tendance. À Tokyo, l'indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 3,66 %. À Séoul, l'indice Kospi a bondi de 3,76 %. La Bourse de Sydney a pris 0,90 % et celle de Taipei 2,88 %.
SK Hynix et l'intelligence artificielle en vedette
À Séoul, SK Hynix a progressé de 5,77 %,
"à la suite de commentaires optimistes concernant la prochaine génération de puces (Nvidia, ndlr) destinées à l'intelligence artificielle"
, souligne Patrick Munnelly.Selon lui, cela
"contribue à restaurer la confiance dans la poursuite du cycle d'investissements dans les infrastructures liées à l'IA"
. Les investisseurs se convainquent ainsi que "les inquiétudes du mois dernier sur la rentabilité des dépenses d'investissement étaient excessives".
Cependant,
"une partie de l'enthousiasme entourant les valeurs technologiques s'est estompée durant la nuit à la suite des résultats publiés par SpaceX et AMD"
, tempère Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.Le chiffre d'affaires de SpaceX a atteint 7,8 milliards de dollars au deuxième trimestre, en hausse de 92 % sur un an. En revanche, le groupe a
"annoncé une hausse de ses dépenses d'investissement consacrées à l'intelligence artificielle"
. Le titre a donc reculé d'environ 7 % après la clôture à Wall Street. Le marché s'inquiète des sommes colossales investies.Le pétrole retombe sous les 80 dollars le baril
Les principaux indices mondiaux profitent également du fort recul des
prix du pétrole
."À mesure que les prix du pétrole se sont repliés par rapport à leurs sommets, une partie de la pression exercée"
sur les économies importatrices d'énergie "s'est également atténuée"
, note Daniela Hathorn. Ce reflux "contribue à l'amélioration du sentiment de marché".
Donald Trump a récemment affirmé que le détroit d'Ormuz rouvrirait
"très bientôt".
Dans le cas contraire, l'Iran serait frappé "très fort"
, a-t-il menacé. Il a par ailleurs avancé qu'un accord pourrait intervenir d'ici jeudi.Avec la reprise des efforts diplomatiques, le Brent, référence mondiale, s'échange désormais sous le seuil symbolique des 80 dollars. Il se rapproche ainsi de ses niveaux d'avant l'éclatement de la guerre entre les États-Unis et l'Iran, fin février. Le baril reste bien loin des 126 dollars atteints au plus fort de la crise au Moyen-Orient.
Vers 07H30 GMT, le baril de Brent perdait 0,33 % à 79,10 dollars. Son équivalent américain, le WTI, lâchait 0,82 % à 75,15 dollars.
La semaine passée encore,
"les investisseurs se demandaient si un nouveau choc énergétique au Moyen-Orient allait constituer la toile de fond de la fin de l'été"
, rappelle Jim Reid.Désormais, les investisseurs considèrent la guerre au Moyen-Orient
"comme un risque régional pesant sur l'offre, plutôt que comme le déclencheur d'une récession mondiale"
, estime Daniela Hathorn. En conclusion, tant que la détente diplomatique se confirme, les marchés semblent décidés à poursuivre leur ascension.A lire également:

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