Le Brent rebondit au-dessus de 97 dollars
17:40, 05/11/2026, jeudi
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IHAIHA
Le Brent remonte à 97,20 dollars et le gaz européen à 89,35 euros après la chute liée aux midterms et aux espoirs de paix avec l'Iran.Le Brent progresse d'environ 2,7 % à 97,20 dollars le baril et le gaz européen gagne 1,5 % à 89,35 euros le mégawattheure. Les prix rebondissent après la chute provoquée par la victoire démocrate aux élections américaines de mi-mandat et par les espoirs de paix avec l'Iran. Le Qatar joue les médiateurs entre Washington et Téhéran. Cependant, le GNL du Golfe reste perturbé et les stocks européens sont bas à l'approche de l'hiver.
Les prix de l'énergie reprennent des couleurs jeudi 5 novembre. Après une chute brutale, le
prix du pétrole
et celui du gaz européen remontent. Les marchés pèsent deux facteurs : les élections américaines de mi-mandat et les espoirs de paix entre Washington et Téhéran. Cependant, les craintes sur l'approvisionnement n'ont pas disparu.Prix du pétrole: le Brent repart à la hausse
Vers 13h30 GMT, le Brent progresse d'environ 2,7 %. Il s'échange autour de 97,20 dollars le baril. Ce brut sert de référence sur les marchés internationaux.
Ce rebond intervient après trois séances de baisse consécutives. Mercredi, le baril avait chuté de plus de 8 %. Il avait alors atteint un niveau proche de son plus bas depuis deux mois.
Ainsi, les investisseurs récupèrent une partie de leurs pertes. Toutefois, le mouvement reste fragile. Le moindre signal diplomatique ou militaire peut le renverser.
Gaz naturel européen: un rebond plus modeste
Le gaz naturel européen gagne près de 1,5 %. Il atteint 89,35 euros (100,25 dollars) le mégawattheure. Cette référence influence directement les factures des ménages et des industriels.
Le gaz avait pourtant reculé vers 85 euros plus tôt. L'optimisme autour des efforts diplomatiques pesait alors sur les marchés. Puis la tendance s'est inversée.
Pourquoi les prix avaient plongé
Les démocrates ont remporté les élections de mi-mandat américaines. Ce scrutin, appelé "midterms", renouvelle une partie du Congrès à mi-parcours du mandat présidentiel. Sa issue renforce les attentes d'un contrôle accru du Congrès sur les dépenses militaires.
En conséquence, la pression monte sur le président Donald Trump. Il pourrait chercher à mettre fin au conflit avec l'Iran. Les marchés ont donc anticipé une désescalade.
Par ailleurs, le Qatar joue un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran. Les investisseurs évaluent maintenant dans quelle mesure ces résultats favoriseront une reprise des négociations. Rien n'est encore acquis.
Approvisionnement: les inquiétudes persistent
Malgré l'optimisme diplomatique, le marché reste sous tension. Les livraisons de
gaz naturel liquéfié (GNL)
en provenance du Golfe restent perturbées. Le GNL est du gaz refroidi et transporté par bateau. L'Europe en dépend largement.De plus, l'hiver approche. Les prévisions annoncent des températures plus froides dans le nord-ouest de l'Europe. La demande de chauffage devrait donc augmenter.
En effet, les niveaux de stockage restent réduits. Le marché européen aborde ainsi la saison froide avec peu de marge. Cette situation accentue la pression sur les prix.
Les producteurs du Golfe ont repris leurs exportations. Néanmoins, les risques pesant sur le transport maritime et sur l'approvisionnement énergétique dans la région continuent d'assombrir les perspectives.
Un Moyen-Orient fragilisé, des marchés sous tension
Cette guerre entre les États-Unis et l'Iran s'ajoute à un Moyen-Orient déjà meurtri. La région subit la guerre à Gaza et l'occupation en Palestine occupée (Cisjordanie). Chaque nouvelle escalade aggrave l'instabilité et fait grimper la facture pour les populations.
Dans ce contexte, une issue diplomatique profiterait à toute la région. Elle apaiserait aussi les marchés de l'énergie. En revanche, une reprise des hostilités relancerait les prix à la hausse.
Les pays importateurs d'énergie, dont Türkiye, suivent ces évolutions de près. Leur économie reste exposée aux chocs sur les prix du pétrole et du gaz.
Ce qu'il faut retenir
Le Brent rebondit à 97,20 dollars et le gaz européen à 89,35 euros le mégawattheure. Ces hausses suivent une forte baisse nourrie par les midterms et les espoirs de paix. Cependant, le GNL du Golfe reste perturbé et les stocks européens sont bas. Par conséquent, la volatilité devrait durer tant que les négociations entre Washington et Téhéran n'aboutissent pas.
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