Erdogan en Corée du Sud: Ankara vise 15 milliards de dollars d'échanges
12:40, 02/11/2026, lundi
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DHADHA
Le président turc Erdogan est à Séoul pour relancer les relations avec la Corée du Sud.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan est en visite à Séoul, à l'invitation de Lee Jae-myung. Dans un entretien à Yonhap, il fixe deux priorités : le dialogue politique et la relance économique. Ankara vise 15 milliards de dollars d'échanges, alors que le déficit commercial dépasse 9 milliards. Nucléaire de Sinop, défense, technologies, logistique et crise d'Ormuz figurent au programme de cette coopération.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan se rend à Séoul à l'invitation de son homologue Lee Jae-myung. Avant son départ, il a accordé un entretien à l'agence sud-coréenne Yonhap. Il y fixe deux priorités : le dialogue politique et la relance des relations économiques. Ainsi, la visite d'Erdogan en
Corée du Sud
vise un objectif chiffré: 15 milliards de dollars d'échanges bilatéraux.Visite d'Erdogan en Corée du Sud: les priorités d'Ankara
Erdogan résume sa démarche en une phrase. Il veut renforcer le dialogue politique et donner un nouvel élan à l'économie. Par ailleurs, il cite plusieurs secteurs porteurs.
Voici les domaines mis en avant par le président turc :
- l'industrie de défense ;
- l'énergie nucléaire ;
- les hautes technologies et l'intelligence artificielle ;
- les énergies renouvelables.
Selon lui, ces possibilités doivent se traduire par des projets concrets. En effet, Ankara veut faciliter le travail des entreprises et augmenter les investissements réciproques. Le président s'est dit convaincu que la visite produira des avancées tangibles.
Une amitié née pendant la guerre de Corée
Erdogan rappelle l'origine du lien entre les deux pays. L'amitié est née dans les moments difficiles de la guerre de Corée. Depuis, elle n'a rien perdu de sa valeur au fil des décennies.
Selon le président turc, la fraternité et la confiance mutuelle forment le socle des relations bilatérales. De plus, il estime que transmettre cet héritage aux générations futures est un devoir. Cette mémoire commune donne donc un cadre solide aux discussions actuelles.
Le nucléaire de Sinop au cœur des discussions
Le projet de centrale nucléaire de Sinop figure en bonne place. Interrogé sur l'état des négociations, Erdogan salue l'expérience des
"amis coréens"
dans ce domaine. Un protocole d'accord a été signé l'an dernier.Depuis, la Türkiye a mené d'importants travaux avec KEPCO dans le cadre d'une étude de préfaisabilité. Ankara poursuit aussi l'examen des conditions techniques et économiques. Le modèle d'investissement fait partie de cet examen.
Trois éléments pèseront sur la décision finale, selon Erdogan :
- le coût de production de l'électricité ;
- les modalités de financement ;
- les retombées pour l'économie turque.
Cependant, aucune décision n'est encore prise. Le président précise que les contacts avec d'autres pays sont également pris en compte. Ankara évalue toutes les options en fonction de ses propres intérêts.
Un commerce déséquilibré que la Türkiye veut corriger
Le président turc ne cache pas le problème. Les échanges avec Séoul penchent fortement d'un côté. En 2025, les exportations turques vers la Corée du Sud ont atteint environ 1,14 milliard de dollars. En revanche, les importations ont grimpé à 10,26 milliards de dollars.
L'écart dépasse donc 9 milliards de dollars. Erdogan veut le réduire et rendre les échanges "plus équilibrés et durables". C'est pourquoi il parle de plus d'investissements et d'une coopération plus étroite dans la production.
Ankara met aussi ses atouts sur la table. Le président cite l'infrastructure de production solide de la Türkiye, sa main-d'œuvre qualifiée et sa position stratégique. Ainsi, il invite les investisseurs sud-coréens à renforcer leur présence dans le pays.
Hyundai, POSCO, TEI: des partenariats déjà concrets
Erdogan s'appuie sur des exemples précis. Hyundai produit des automobiles en Türkiye depuis longtemps. De son côté, POSCO investit dans la sidérurgie. Par ailleurs, le président se félicite du lancement de la production de véhicules électriques dans les usines Hyundai d'Izmit.
Il voit aussi des possibilités dans de nombreux secteurs :
- l'électronique et les semi-conducteurs ;
- les machines et l'automatisation industrielle ;
- les systèmes robotiques ;
- les biotechnologies, les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux.
Enfin, Erdogan note le vif intérêt de la Corée du Sud pour le moteur PD170. TEI, une société du groupe TUSAS, développe ce moteur. Cet intérêt confirme le potentiel de la coopération dans la défense.
Ormuz: la Türkiye met en avant ses routes alternatives
Le président aborde aussi la sécurité du commerce mondial. Il souligne les graves problèmes de sécurité dans le détroit d'Ormuz. Les restrictions à la circulation des navires touchent directement les marchés de l'énergie et le commerce international.
Selon lui, cette crise prouve l'importance de routes alternatives fiables. La Türkiye se présente donc comme un pont entre l'Asie et l'Europe. Elle s'appuie sur ses infrastructures de transport et de logistique.
Erdogan invite les entreprises sud-coréennes à investir dans cette dynamique. Il promet le soutien nécessaire à celles qui créeront des capacités de production et des emplois. Il cite notamment trois pistes:
- les infrastructures ferroviaires ;
- les centres logistiques ;
- les systèmes de transport intelligents.
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