Washington réimpose le blocus naval contre l'Iran
14:48, 15/07/2026, mercredi
AFP

Nouvelle Aube
Donald Trump a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial. Les États-Unis ont réimposé un blocus naval contre l'Iran et intensifié leurs frappes militaires, tandis que Téhéran a menacé de maintenir la fermeture du détroit d'Ormuz jusqu'à la fin des agressions américaines, selon des sources concordantes.
Réimposition du blocus naval
Les États-Unis ont réinstauré mardi à 20H00 GMT un blocus naval complet contre les ports iraniens, interdisant ainsi toute exportation pétrolière par voie maritime. Cette mesure intervient dans un contexte de dégradation rapide des relations entre Washington et Téhéran, malgré la signature récente d'un protocole d'accord le 17 juin entérinant le cessez-le-feu conclu en avril. Selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, cette décision américaine signifie que Washington a "démantelé" le protocole de paix.
Fermeture du détroit d'Ormuz
Les Gardiens de la Révolution, ont affirmé mercredi que le détroit d'Ormuz
"resterait fermé jusqu'à ce que les Etats-Unis mettent fin à leurs actes d'agression".
Cette déclaration officielle, diffusée par la télévision d'État iranienne, maintient la pression sur les routes maritimes internationales déjà fortement perturbées. Par ailleurs, les Gardiens ont évoqué sans préciser de détails la fermeture possible "d'autres voies d'exportation de pétrole et de gaz qui servent les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés".
Quatrième nuit de frappes américaines
L'armée américaine a procédé mardi soir à une nouvelle série de bombardements aériens visant des "dizaines de cibles militaires" iraniennes, a indiqué le Commandement central américain (Centcom). Ces frappes ont notamment visé des sites de missiles et de drones, des capacités navales et des systèmes de défense côtière situés à Bandar Abbas, sur l'île stratégique de Qeshm et dans la ville d'Ahvaz dans le sud-ouest du pays. Il s'agit de la quatrième nuit consécutive d'opérations militaires américaines d'envergure, Donald Trump ayant également envoyé la semaine passée une notice officielle au Congrès pour signaler la reprise du conflit déclenché le 28 février.
Ripostes iraniennes dans la région
Téhéran a répondu aux attaques américaines en ciblant des installations militaires américaines établies dans plusieurs monarchies du Golfe. Au Koweït, des frappes iraniennes ont visé le centre logistique de Mina Abdullah, blessant quatre militaires selon les autorités locales, tandis qu'à Bahreïn, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir visé des installations de la marine américaine. En Jordanie, l'armée a déclaré avoir abattu trois missiles iraniens qui menaçaient la base Al-Azraq, où Téhéran aurait également déployé des drones contre des hangars et une installation abritant des chasseurs F-18.
Menaces de Trump et conséquences humanitaires
Le président américain Donald Trump a renouvelé ses menaces à l'encontre de l'Iran sur la chaîne Fox News, avertissant que
"la semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux"
si Téhéran refuse de s'asseoir à la table des négociations. Il a explicitement évoqué la possibilité de bombarder des ponts et des centrales électriques du pays. De plus, l'Organisation des Nations unies s'est alarmée mardi des "graves conséquences socio-économiques et humanitaires"
du blocage de cette voie de passage essentielle dont dépendent des millions de personnes pour l'approvisionnement en nourriture et médicaments.Pour rappel, lors du précédent blocus naval décidé en avril, l'Iran n'avait pas pu exporter
"pas un seul baril de pétrole"
, selon son négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf. L'opération avait "joué un rôle déterminant dans la conclusion du protocole d'accord", selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW).A lire également :

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