Trump se dit "banquier" de l'Iran
10:55, 12/08/2026, mercredi
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DHADHA
Trump se dit "banquier" de l'Iran et revendique contrôler son argent.Donald Trump affirme contrôler l'argent de l'Iran et se présente comme son "banquier". Dans un entretien télévisé, le président américain décrit une économie iranienne au bord de l'effondrement, avec 300 % d'inflation supposés. Il expose trois stratégies : maintenir la pression, frapper fort ou étrangler Téhéran économiquement. Son objectif affiché reste d'empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. Ces propos surviennent en pleine guerre, marquée par un blocus des ports iraniens.
Donald Trump hausse le ton. Le président américain affirme désormais contrôler l'argent de l'Iran. Il se présente même comme le
"banquier"
de Téhéran. Ces propos interviennent alors que les deux pays restent engagés dans un conflit militaire.Le locataire de la Maison Blanche s'exprimait mardi. Il répondait aux questions de l'animateur Wayne Allyn Root, sur Real America's Voice. Ainsi, il a détaillé sa stratégie économique face à la République islamique.
Ses déclarations éclairent la ligne de Washington. En effet, l'administration américaine mise de plus en plus sur l'asphyxie financière de l'Iran.
Trump revendique un "contrôle total" sur l'argent de l'Iran
Le président américain n'a pas mâché ses mots. Selon lui, les États-Unis maîtrisent les avoirs iraniens. "Nous contrôlons leur argent, ce qu'ils avaient, et c'était beaucoup", a-t-il déclaré.
Il a insisté sur ce point.
"Nous en avons le contrôle total. Je suis leur banquier. Je suis leur banquier"
, a répété Trump. Cette formule résume sa vision du rapport de force.Dès lors, l'argument financier devient une arme. Washington espère faire plier Téhéran sans nouvelle offensive d'ampleur.
Une économie iranienne "intenable", selon Trump
Trump a dressé un tableau très sombre de l'économie iranienne. Il évoque une inflation de 300 % et une monnaie effondrée.
"Leur devise n'a presque plus aucune valeur"
, affirme-t-il.Le président va plus loin. Selon lui, l'Iran ne parvient plus à payer ses soldats.
"Leurs soldats s'en vont"
, assure-t-il. C'est pourquoi il juge la situation "intenable".
Ces chiffres restent toutefois des affirmations présidentielles. En effet, aucune source indépendante ne confirme un tel niveau d'inflation. La prudence s'impose donc sur ces données.
Trois stratégies face à Téhéran
Trump a exposé trois options pour la suite. La première consiste à maintenir la pression actuelle. Selon lui, l'Iran finira alors par s'effondrer de lui-même.
La deuxième option est plus brutale. Elle consiste à frapper le pays
"vraiment, vraiment fort"
. La troisième mise avant tout sur la pression économique.Le président penche pour cette dernière voie.
"Mais nous le faisons déjà"
, a-t-il reconnu. Autrement dit, l'étranglement financier est déjà en cours.Des négociateurs iraniens jugés "sournois"
Trump n'a pas caché son agacement. Il décrit les négociateurs iraniens comme des interlocuteurs "sournois". Selon lui, ils acceptent un accord, puis le nient devant la presse.
Le président durcit encore le propos. "Ce sont des gens très malhonnêtes", lance-t-il. Cette défiance complique toute reprise du dialogue.
Interrogé sur une sortie de crise, Trump fixe une priorité claire. Il veut empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire.
"Je suis dans cette affaire pour une raison principale"
, explique-t-il.Le président revendique un résultat. Selon lui, l'action militaire américaine a déjà bloqué ce programme. Cependant, Téhéran conteste cette lecture des faits.
Une guerre et un blocus qui asphyxient l'Iran
Ces propos ne tombent pas du ciel. En effet, les États-Unis et l'Iran s'affrontent depuis le début de l'année 2026. Le conflit a fait plusieurs milliers de morts. Près d'un million de personnes ont été déplacées.
Depuis juillet, Washington impose un blocus des ports iraniens. De plus, Téhéran verrouille en réponse le détroit d'Ormuz. Ce bras de fer étrangle l'économie iranienne et perturbe le commerce mondial.
Le blocage a ravivé les tensions sur les prix du pétrole. Cependant, les deux camps refusent pour l'instant de reculer.
La Türkiye suit ce dossier de très près. En effet, la stabilité régionale et les routes énergétiques la concernent directement.
L'Iran a fixé ses exigences pour toute désescalade. Il réclame la fin de la guerre et de "l'agression" américaine. Il demande aussi la levée du blocus de ses ports.
Téhéran veut également récupérer ses avoirs gelés. Par ailleurs, il exige une indemnisation pour les dommages subis. En revanche, Washington rejette pour l'instant ces conditions.
Lourdes conséquences humaines
La guerre dépasse le seul face-à-face américano-iranien. Elle s'inscrit dans une crise régionale bien plus large. Le Moyen-Orient traverse une période d'instabilité rare.
Les populations civiles paient le tribut le plus lourd. En effet, déplacements, pénuries et destructions frappent des millions de personnes. De Gaza à l'Iran, la même logique se répète.
C'est pourquoi de nombreuses voix appellent à la retenue. Elles réclament une solution négociée plutôt qu'une surenchère militaire.
Ce que révèlent les propos de Trump
Le vocabulaire choisi par Trump n'a rien d'anodin. En se disant
"banquier"
de l'Iran, il transforme la finance en champ de bataille. Cette rhétorique vise autant Téhéran que l'opinion américaine.Reste une inconnue majeure. La pression économique suffira-t-elle à faire céder la République islamique ? Rien ne le garantit à ce stade.
Une chose paraît sûre. Tant qu'aucun accord n'émerge, la population iranienne paiera le prix fort de cet affrontement. Les prochaines semaines diront si la voie diplomatique reste ouverte.
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