Trump promet de ne pas frapper l'Iran avant les élections de mi-mandat
11:34, 09/10/2026, vendredi
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DHADHA
Donald Trump promet de ne pas attaquer l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.Donald Trump a promis jeudi de ne pas attaquer l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Il évoque des "discussions productives" avec Téhéran mais maintient le blocus. Cette annonce suit des révélations de The Atlantic : la Maison Blanche a demandé au Pentagone des options de frappes avant le scrutin. Le président avait pourtant juré que les élections ne pèseraient pas sur sa stratégie. Un accord signé en juin reste bloqué.
Donald Trump fixe un calendrier inattendu à la guerre contre l'Iran. Le président américain a promis jeudi de ne lancer aucune attaque avant les
élections de mi-mandat
du 3 novembre. Il justifie cette pause par des "discussions productives"
avec Téhéran. Cependant, le blocus imposé à l'Iran reste en place.Cette annonce tombe au lendemain de révélations gênantes pour la Maison Blanche. Selon la presse américaine, Washington a demandé au Pentagone des options de frappes avant le scrutin. Ainsi, la promesse du président sonne autant comme un démenti que comme un geste de paix.
Trump et l'Iran: aucune frappe avant les élections de mi-mandat
Le président américain s'est exprimé sur Truth Social, son réseau social
. "Nous n'attaquerons l'Iran à aucun moment avant les élections de mi-mandat"
, a-t-il écrit. Il a aussi rappelé la date du scrutin, fixé au 3 novembre.Donald Trump évoque par ailleurs des
"discussions productives"
entre les deux pays. En revanche, il ne donne aucun détail sur leur contenu ni sur leurs intermédiaires. Le message se veut rassurant, mais il reste flou sur l'essentiel.Le blocus maintenu "en pleine vigueur"
La pause militaire ne signifie pas la fin de la pression. En effet, Trump affirme que le
blocus de l'Iran
"restera pleinement en vigueur".
Washington continue donc d'étrangler l'économie iranienne, même sans bombes.Cette stratégie n'a rien de nouveau. Fin juillet, Trump avait déjà annoncé un virage vers la guerre économique. Le blocus en constitue l'arme principale.
Le pétrole d'Ormuz, nouvel argument de campagne
Trump a aussi vanté la situation dans le
détroit d'Ormuz
. Selon lui, le pétrole y circule à des niveaux "records"
. Il affirme que 22 millions de barils ont franchi le passage mercredi.Le président ajoute qu'aucun baril ne venait d'Iran ou n'y était destiné. Toutefois, aucune source indépendante n'a confirmé ces chiffres. Ils servent surtout un but politique : montrer un Iran isolé.
Son message se termine sur une formule martiale.
"L'Iran n'aura pas l'arme nucléaire !"
, a-t-il lancé. Ce mot d'ordre revient sans cesse depuis le début de la guerre.Le Pentagone préparait des frappes avant le scrutin
Cette promesse tranche avec les informations publiées la veille. Mercredi, le magazine The Atlantic a révélé une demande de la Maison Blanche au Pentagone. Il s'agissait de préparer des frappes contre des cibles iraniennes avant le 3 novembre. Le média cite deux responsables de l'administration.
D'après cette enquête, le Commandement central américain (Centcom) élabore ces scénarios. L'ampleur et les cibles restaient alors en discussion. De plus, aucune décision finale n'avait été prise. Le magazine note aussi que Washington n'a plus frappé l'Iran depuis plusieurs semaines.
Le même article rapporte un aveu révélateur. Les partisans de frappes limitées en reconnaissent eux-mêmes les limites. Ces opérations ne ramèneraient pas l'Iran à la table des négociations. Elles ne rouvriraient pas non plus Ormuz et ne feraient pas baisser le prix de l'essence.
La Maison Blanche ne dément pas vraiment. Un responsable a assuré au magazine que le président dispose de
"toutes les options"
à tout moment. Selon lui, les choses iront "de manière facile ou difficile".
Une guerre suspendue au calendrier électoral
L'enjeu est clair pour la Maison Blanche. Les prix élevés à la pompe pèsent lourd sur les candidats républicains. C'est pourquoi la guerre contre l'Iran devient une variable de campagne.
Le président tenait pourtant un tout autre discours au printemps. Fin mai, il assurait que les élections ne pèseraient pas sur sa stratégie. Le 2 septembre encore, il se disait
"pas affecté"
par le scrutin, puisqu'il n'est pas candidat.Puis, le 10 septembre, le ton a changé sur Fox News. Interrogé sur une offensive totale, Trump a lâché:
"Peut-être que je ne le fais pas à cause de l'élection."
Désormais, il assume ouvertement ce lien entre bombes et urnes.Une guerre lancée par Washington et Tel-Aviv
Pour comprendre cette annonce, il faut revenir au 28 février. Ce jour-là, les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l'Iran. Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones dans la région.
L'Iran a ensuite fermé de fait le détroit d'Ormuz. Or ce couloir maritime reste vital pour l'énergie mondiale. Sa fermeture a fait grimper les prix de l'énergie bien au-delà du Moyen-Orient.
Le message de Trump passe pourtant sous silence un acteur clé: Israël. Tel-Aviv a en effet co-initié l'offensive du 28 février. La promesse n'engage donc que Washington, pas son allié israélien.
Un accord de juin resté lettre morte
En juin, Washington et Téhéran avaient signé un protocole d'accord. Le Pakistan et le Qatar avaient mené la médiation. Ce texte devait arrêter les hostilités et ouvrir la voie à des négociations.
Depuis, sa mise en œuvre reste bloquée. Les désaccords portent notamment sur la sécurité et la navigation dans le détroit d'Ormuz. Dès lors, les
"discussions productives"
vantées par Trump restent à prouver.Une trêve électorale plus qu'une avancée diplomatique
La promesse de Trump ne règle rien sur le fond. Elle repousse simplement l'échéance militaire après le 3 novembre. En revanche, elle confirme que la guerre contre l'Iran se joue aussi dans les urnes américaines.
Selon The Atlantic, le Pentagone a d'ailleurs déjà soumis au président des options pour l'après-élection. Elles vont de frappes limitées à des attaques massives, y compris contre le secteur énergétique iranien. Par conséquent, ce répit pourrait n'être qu'une parenthèse.
Pour Téhéran, le signal reste ambigu. D'un côté, Washington parle de dialogue. De l'autre, le blocus continue et les plans de frappes existent. La paix, elle, attend toujours.
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