Syrie: Damas accuse Israël de menacer la région
10:48, 18/09/2026, vendredi
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Devant l’ONU, la Syrie accuse Israël de représenter la principale menace pour la stabilité régionale et réclame la fin de ses opérations sur son territoire.La Syrie a accusé jeudi Israël de représenter la "plus grande menace" pour la stabilité du Moyen-Orient, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation dans le pays.
Le représentant permanent syrien auprès de l’ONU, Ibrahim Olabi, a déclaré que les opérations israéliennes constituaient
"la plus grande menace pour la stabilité de toute la région, et pas seulement de la Syrie"
.Damas dénonce les opérations israéliennes
Ibrahim Olabi a notamment évoqué une déclaration commune signée par 44 pays en marge de la réunion du Conseil de sécurité. Le texte condamne la visite de hauts responsables israéliens sur le mont Hermon, la qualifiant d’acte illégal et de
"violation flagrante"
du droit international.Le diplomate syrien a affirmé que Damas avait participé
"de bonne foi"
aux discussions sécuritaires parrainées par les États-Unis. Selon lui, Israël aurait répondu au dialogue par "des frappes aériennes, des incursions, des violations et des attaques"
.Il a également assuré que la recherche d’un accord diplomatique ne signifiait pas que la Syrie accepterait
"l’occupation ou renoncera aux droits de son peuple"
.La Türkiye défend sa coopération avec Damas
La Türkiye a également condamné les opérations israéliennes dans le sud de la Syrie, dénonçant des
"attaques incessantes"
contre les infrastructures et les capacités du pays.La mission turque auprès de l’ONU a qualifié de
"provocatrices"
les visites de hauts responsables israéliens dans les territoires syriens occupés. Ankara a par ailleurs rejeté toute comparaison entre l’occupation israélienne et sa coopération sécuritaire avec Damas.L’ambassadeur turc Ahmet Yildiz a déclaré que le renforcement des capacités nationales relevait du droit souverain de la Syrie et
"ne concerne en rien Israël"
.Il a affirmé que la Türkiye agissait en
"État responsable"
, notamment pour protéger les civils et soutenir la reconstruction de la Syrie avec l’accord de ses autorités.Plusieurs pays demandent le retrait israélien
Plusieurs membres du Conseil de sécurité et groupes régionaux ont appelé à l’arrêt des opérations israéliennes en Syrie et au respect de l’accord de désengagement de 1974.
La Russie a dénoncé le
"caractère inacceptable des actions agressives d’Israël contre la Syrie"
et demandé la fin des opérations militaires israéliennes sur le plateau du Golan ainsi que le retrait des forces jusqu’aux lignes établies.La Chine a rappelé que le Golan était un territoire syrien occupé et appelé Israël à
"cesser toutes ses opérations militaires sur le territoire syrien et retirer ses forces sans délai"
.Au nom du Groupe arabe, Oman a condamné les frappes contre les infrastructures civiles, notamment l’aéroport d’Abou Douhour. Le sultanat a également invoqué la résolution 497 du Conseil de sécurité, qui considère l’annexion israélienne du Golan comme
"nulle et non avenue"
.Le Royaume-Uni a demandé à Israël de présenter un calendrier clair pour son retrait des territoires occupés. La France a, de son côté, appelé à la
"cessation immédiate"
des incursions israéliennes.Le groupe A3, composé de la République démocratique du Congo, du Liberia et de la Somalie, a réclamé la fin des incursions transfrontalières unilatérales et la libération des ressortissants syriens détenus.
Bahreïn et le Pakistan ont également renouvelé leurs appels au retrait israélien.
Les États-Unis ont pour leur part appelé les parties à la retenue et à poursuivre leurs échanges dans le cadre de la médiation diplomatique.
Le Golan au cœur des tensions
Israël occupe le plateau du Golan depuis 1967 et a annoncé son annexion en 1981, une décision qui n’est pas reconnue par la communauté internationale.
Après la chute du régime de Bachar al-Assad, le 8 décembre 2024, les forces israéliennes ont avancé dans la zone tampon démilitarisée ainsi que dans plusieurs secteurs du mont Hermon. Israël affirme que l’accord de désengagement de 1974 est devenu caduc.
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