Von der Leyen : l'UE ne lèvera "aucune sanction" contre la Russie
11:34, 16/10/2026, vendredi
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Ursula von der Leyen au Conseil européen, le 15 octobre 2026.Lors du Sommet de l'UE, Ursula von der Leyen a promis de ne lever aucune sanction contre la Russie tant que la guerre continue. António Costa a défendu la même ligne. Volodymyr Zelensky, invité au Conseil européen, ne voit aucun signal de Moscou. Les dirigeants ont aussi discuté de l'hiver, de l'énergie et de l'adhésion de l'Ukraine, avec deux nouveaux groupes de négociation.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ferme la porte à tout assouplissement. Vendredi, lors du Sommet de l'UE, elle a promis de maintenir les
sanctions contre la Russie
. Elle recevait le président ukrainien Volodymyr Zelensky au Conseil européen. Ainsi, Bruxelles durcit le ton face à Moscou, alors que la guerre en Ukraine se poursuit.
Sanctions contre la Russie: Von der Leyen ne cède rien
L'annonce est nette.
"Nous travaillons actuellement sur le 22e paquet de sanctions, et une chose est absolument claire : nous ne lèverons aucune sanction tant que la Russie n'arrête pas la guerre"
, a déclaré la présidente de la Commission.Von der Leyen a ensuite évoqué le cessez-le-feu énergétique proposé par le président américain. Selon elle, l'UE l'avait soutenu. Cependant, la Russie ne l'a
"pas respecté, pas une seule minute".
La responsable européenne en tire une conclusion simple
. "Au lieu de cela, la Russie a escaladé, et nous devons donc accroître la pression sur elle"
, a-t-elle ajouté.Costa: "Ce n'est pas le moment d'alléger les sanctions"
Le président du Conseil européen, António Costa, a tenu le même discours. D'après lui, le soutien de l'UE à l'Ukraine
"reste aussi fort que jamais".
Il a martelé son message.
"Ce n'est pas le moment de retirer le soutien à l'Ukraine, ni d'alléger les sanctions contre la Russie. C'est le moment d'accroître notre soutien et notre pression"
, a-t-il dit.Par ailleurs, Costa veut amener Moscou à accepter
"un véritable cessez-le-feu"
. Il l'appelle aussi à s'asseoir à la table des négociations.Costa a également promis un appui sur le long terme. L'UE soutiendra Zelensky dans la guerre, mais aussi pour son avenir
"en tant que membre de l'Union européenne"
. Enfin, il a salué le Parlement ukrainien, qui poursuit ses réformes "au milieu d'une guerre terrible"
.Zelensky: "pas de signaux" de Moscou
Le président ukrainien a remercié l'UE pour son soutien
"depuis le tout début de la guerre"
. Il a fait de l'énergie sa priorité numéro un.Zelensky se montre pessimiste sur la suite.
"Nous ne voyons pas de signaux de la partie russe indiquant qu'elle est prête à mettre fin à cette guerre"
, a-t-il déclaré.En outre, il a précisé le contenu du
"paquet hiver"
. Ce plan doit couvrir l'énergie, mais aussi la défense aérienne et le financement.Préparation de l'hiver: l'énergie au cœur des discussions
Von der Leyen a annoncé des discussions sur la
"préparation de l'hiver"
. Selon elle, la Russie "essaie tout pour détruire les infrastructures énergétiques et hydrauliques"
ukrainiennes.Ces frappes visent des services vitaux. En effet, sans électricité ni eau, les civils paient le prix le plus lourd. De plus, le froid aggrave encore leur situation.
Les dirigeants ont aussi abordé les besoins financiers et militaires de l'Ukraine. Les discussions portent sur 2026 et 2027. L'objectif est donc de planifier l'aide sur la durée.
Adhésion à l'UE: deux nouveaux groupes de négociation
Sur l'adhésion, von der Leyen a salué l'ouverture de deux nouveaux groupes de négociation. Elle a aussi remercié la Rada, le Parlement ukrainien, pour les réformes menées.
Zelensky vise déjà la suite. Il a assuré que l'Ukraine ferait
"tout"
pour ouvrir les deux derniers clusters d'ici la fin de l'année. Un cluster est un bloc de chapitres que le pays candidat doit négocier avec Bruxelles.Le processus a démarré cette année. En juin 2026, les États membres ont
accepté d'ouvrir le premier cluster
avec l'Ukraine et la Moldavie. Cependant, le chemin reste long. Chaque étape exige l'accord des 27 États membres.Un 21e paquet record: le contexte des sanctions
Cette fermeté s'inscrit dans une série de mesures. L'UE a adopté son 21e paquet le 23 juillet 2026. Selon le
ministère finlandais des Affaires étrangères
, il contient un nombre record d'inscriptions sur les listes de sanctions.Ce paquet vise plus de 200 personnes et entités. En outre, il élargit les sanctions dans l'énergie et la finance. Il cible aussi la
"flotte fantôme"
, c'est-à-dire les navires qui servent à contourner les restrictions.Le 22e paquet devrait donc prolonger cette logique. Bruxelles mise sur une pression progressive pour pousser Moscou vers la table des négociations.
Deux poids, deux mesures: l'exemple palestinien
Cette détermination contraste avec l'attitude européenne sur d'autres conflits. À Gaza et en Palestine occupée (Cisjordanie), l'occupation et les violences contre les civils continuent. Pourtant, l'UE n'a pas adopté de sanctions d'ampleur comparable contre Israël.
Cette différence alimente un sentiment de deux poids, deux mesures. De nombreuses voix la dénoncent, notamment en Afrique et dans le monde musulman. En effet, un principe n'a de valeur que s'il s'applique partout.
Pendant ce temps, la Türkiye plaide pour le dialogue. Istanbul a d'ailleurs déjà accueilli des pourparlers entre Russes et Ukrainiens. Ainsi, Ankara défend une voie diplomatique, loin des logiques de blocs.
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