Liban: l’ONU alerte sur le risque d’un vide sécuritaire après le retrait de la Finul

La rédaction avec
11:41, 05/11/2026, jeudi
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Liban: l’ONU alerte sur le risque d’un vide sécuritaire après le retrait de la Finul
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Casques bleus de la Finul en patrouille dans le sud du Liban, près de la Ligne bleue.

Le retrait programmé des Casques bleus du Liban inquiète l'ONU. Son chef des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, redoute un vide sécuritaire et humanitaire dans le sud du pays. Environ 10 000 personnes vivent encore près de la Ligne bleue. Il exhorte le Conseil de sécurité à préciser ce qui remplacera la Finul, alors qu'Israël, soutenu par les États-Unis, réclame la fin de la mission.

Le retrait des Casques bleus du Liban inquiète l'ONU. Mercredi, le chef des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a lancé une mise en garde claire. Selon lui, le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) pourrait exposer la région à de nouvelles tensions. Il demande donc au Conseil de sécurité de préciser ce qui remplacera la mission.

Retrait de la Finul: l'avertissement de Jean-Pierre Lacroix

Jean-Pierre Lacroix s'exprimait devant des journalistes. Il venait d'achever une visite au Moyen-Orient. Il y a rencontré des responsables libanais.

Ces responsables ont exprimé leur inquiétude. Ils redoutent la disparition d'une présence tierce. En effet, cette présence a contribué à prévenir les malentendus. Elle a aussi maintenu des canaux de communication entre les deux parties.

Lacroix a résumé l'enjeu par une question directe:
"Pensons-nous vraiment que l'armée libanaise et les forces de défense israéliennes peuvent être laissées face à face sans aucune tierce partie ?"
Cette interrogation pèse lourd. Sans médiateur, un simple incident peut dégénérer très vite.

Le rôle de la Finul le long de la Ligne bleue

La Finul surveille la situation le long de la Ligne bleue depuis des décennies. Cette ligne sépare le Liban d'Israël. Les Casques bleus signalent les violations et facilitent l'accès humanitaire dans le sud du Liban.

Un canal de communication entre deux armées

Le rôle de la force dépasse la simple observation. Ainsi, elle maintient un point de contact entre l'armée libanaise et l'armée israélienne. Un tir ou un mouvement de troupes peut alors être clarifié rapidement.

Ce mécanisme évite qu'une erreur ne se transforme en escalade. Par ailleurs, il rassure les habitants des villages proches de la frontière. Sa disparition supprimerait un garde-fou précieux.

Des constats qui documentent les violations

Les patrouilles de la Finul consignent ce qu'elles observent. De plus, elles signalent les violations de la Ligne bleue. Ces constats offrent une base factuelle aux discussions du Conseil de sécurité.

Un rappel historique: pourquoi la Finul existe

Le Conseil de sécurité a créé la Finul en 1978. Il réagissait alors à une invasion israélienne du sud du Liban. La mission devait confirmer le retrait des troupes israéliennes et soutenir l'autorité libanaise.

Après la guerre de 2006, son mandat a été renforcé. Ainsi, la force accompagne depuis l'armée libanaise dans le Sud. Cette histoire montre que la mission répond à des violations bien réelles, et non à une simple formalité.

10 000 civils dans une zone sensible

Selon Lacroix, environ 10 000 personnes vivent encore dans une zone précise. Elle se situe entre la ligne de défense avancée israélienne et la Ligne bleue. Pour ces habitants, la présence onusienne a une importance concrète.

C'est pourquoi le responsable onusien insiste sur le volet humanitaire. Le départ de la Finul laisserait un vide dans la surveillance. En outre, il perturberait la coordination des convois humanitaires. Enfin, il fragiliserait la prévention d'une escalade involontaire.

L'existence même d'une ligne de défense avancée israélienne rappelle une réalité. L'armée israélienne reste présente sur des positions proches de la frontière libanaise. Les civils vivent donc sous une pression militaire permanente.

Israël et les États-Unis veulent la fin de la mission

Ce retrait intervient dans un contexte précis. Israël, soutenu par les États-Unis, est favorable à la fin de la mission. Cependant, l'ONU n'a pas encore reçu d'orientations claires du Conseil de sécurité.

Aucun dispositif de remplacement n'a donc été défini à ce stade. Lacroix a toutefois indiqué que les plans de retrait sont prêts. Ils restent suffisamment souples pour permettre une éventuelle présence future de l'ONU.

Pourquoi cette position interroge

Cette position n'étonne guère. Selon les autorités libanaises, Israël viole régulièrement la souveraineté du pays. Or, une force qui signale les violations gêne naturellement celui qui les commet.

Dès lors, une question s'impose: qui profiterait d'un sud du Liban sans témoin ? La réponse semble évidente. Les civils libanais, eux, perdraient une protection.

Une alerte dans une région déjà sous tension

Cet avertissement s'inscrit dans un contexte régional lourd. En Palestine occupée (Cisjordanie), l'occupation et la colonisation se poursuivent. À Gaza, la population subit une catastrophe humanitaire.

Dans ce cadre, retirer des observateurs internationaux du sud du Liban enverrait un signal inquiétant. En effet, il confirmerait que le droit international peine à s'imposer face à Israël. Par ailleurs, il encouragerait l'impunité.

Questions fréquentes sur le retrait de la Finul

Que fait la Finul au Liban ?

Elle surveille la Ligne bleue et signale les violations. De plus, elle facilite l'accès humanitaire dans le sud du pays. Enfin, elle maintient un canal de communication entre les deux armées.

Pourquoi l'ONU s'inquiète-t-elle ?

Son responsable craint un vide en matière de surveillance, de convois humanitaires et de prévention de l'escalade. Environ 10 000 personnes vivent encore dans la zone concernée. L'ONU n'a pas non plus reçu de consignes claires sur un successeur.

Qui souhaite la fin de la mission ?

Israël, soutenu par les États-Unis, est favorable à la fin de la mission. Le Liban, lui, s'inquiète de la disparition d'une présence tierce.

Ce qu'il faut retenir

- Jean-Pierre Lacroix met en garde contre un vide après le départ de la Finul.

- Environ 10 000 personnes vivent entre la ligne de défense avancée israélienne et la Ligne bleue.

- Israël, soutenu par les États-Unis, souhaite la fin de la mission.

- Le Conseil de sécurité n'a pas encore défini de dispositif de remplacement.

- Les plans de retrait sont prêts, mais restent flexibles.

Le message de Lacroix est net. Le Conseil de sécurité doit préciser ce qui succédera à la Finul. Sans réponse, le sud du Liban risque de se retrouver sans observateur.

Les Casques bleus n'ont pas réglé tous les problèmes. Néanmoins, ils offraient un filet de sécurité. Leur départ sans relais crédible ouvrirait la voie à toutes les dérives. La communauté internationale doit donc agir avant qu'il soit trop tard.

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