FINUL au Liban: L'ONU examine les options pour un maintien après 2026
10:14, 15/10/2026, jeudi
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Présidence LibanaiseAFP
Jean-Pierre Lacroix, responsable onusien des opérations de paix, en visite à Beyrouth au sujet de l'avenir de la FINUL.L'ONU étudie plusieurs options pour maintenir une présence au Liban après l'expiration du mandat de la FINUL, fin 2026. Reçu par le président Joseph Aoun à Beyrouth, Jean-Pierre Lacroix a évoqué l'avenir de la mission. Le Liban réclame une prolongation d'un an. Il redoute un vide sécuritaire, alors qu'Israël poursuit ses attaques et occupe plusieurs localités du sud du pays.
L'ONU cherche comment rester au Liban après la fin de la **FINUL**. Le mandat de la force onusienne expire à la fin de l'année 2026. Pourtant, Israël poursuit ses attaques dans le sud du pays. C'est pourquoi Beyrouth réclame le maintien des Casques bleus.
FINUL: l'ONU examine plusieurs options pour le Liban
Jean-Pierre Lacroix a rencontré mercredi le président libanais, Joseph Aoun. Il est secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de paix. L'entretien s'est tenu au palais présidentiel, à l'est de Beyrouth, selon la présidence libanaise.
"Plusieurs options sont à l'étude"
, a déclaré Lacroix. Elles concernent la présence de l'ONU après la fin du mandat de la FINUL. Ainsi, l'organisation prépare déjà l'après-2026.En effet, le secrétaire général António Guterres a présenté ces options au Conseil de sécurité. Il s'est appuyé sur des consultations avec les autorités libanaises. Selon Lacroix, le Conseil devra tenir compte de la position du Liban.
Une demande de prolongation sur la table
L'ONU a pris connaissance de la demande de Beyrouth. Le Liban souhaite une prolongation temporaire du mandat. Plus précisément, il espère une année supplémentaire. Cependant, la décision revient au Conseil de sécurité.
Lacroix a aussi rappelé l'objectif de l'ONU. L'organisation veut soutenir le retour de la stabilité. Elle veut garantir la pleine souveraineté du Liban.
Joseph Aoun alerte sur un vide sécuritaire
Le président libanais défend fermement la FINUL. Selon lui, un retrait créerait un vide sécuritaire dans le sud. De plus, Israël poursuit ses attaques et occupe plusieurs villages et localités du sud du Liban.
Aoun souligne un point clé. La plupart des zones occupées se trouvent dans le secteur d'opérations de la FINUL. Dans ce contexte, la présence internationale reste particulièrement importante.
Par ailleurs, un départ de la force priverait la région d'un mécanisme international de surveillance. Plus personne n'observerait l'évolution de la situation sur le terrain au nom de l'ONU.
Enfin, l'armée libanaise a besoin d'aide. Aoun explique qu'elle aurait encore besoin de l'assistance humanitaire et logistique de la FINUL. Cela vaut si elle prend en charge le déploiement dans ces zones. Il espère donc que le Conseil de sécurité répondra favorablement à la demande libanaise.
Sud du Liban: une situation "complexe" sur le terrain
Lacroix juge la situation "complexe". Les activités militaires se poursuivent. Elles frappent durement la population civile.
Depuis le 2 mars, Israël mène des attaques contre le Liban. Le sud du pays est particulièrement visé. Selon les autorités libanaises, ces attaques ont fait plus de 4 000 morts et 12 000 blessés. Elles ont aussi forcé plus d'un million de personnes à fuir leur foyer.
Derrière ces chiffres, il y a des familles brisées. Des villages se vident. Pourtant, le droit international protège les civils.
Des attaques malgré l'accord-cadre du 26 juin
Beyrouth et Tel-Aviv ont conclu un accord-cadre le 26 juin. Il prévoit un retrait progressif des forces israéliennes des territoires libanais occupés. En échange, l'armée libanaise se déploie et le Hezbollah doit désarmer.
Pourtant, les attaques israéliennes continuent. Cette poursuite interroge sur la volonté de Tel-Aviv de respecter ses engagements. Le Liban, lui, réclame une présence internationale pour garantir la stabilité.
Qui est la FINUL ?
La FINUL est la Force intérimaire des Nations unies au Liban. Elle est déployée dans le sud du pays depuis 1978. Elle agit selon les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.
Sa mission est claire. Elle surveille la cessation des hostilités. Elle contribue aussi au maintien de la sécurité et de la stabilité. Son mandat actuel prend fin avec l'année 2026.
Une tournée diplomatique à Beyrouth
Lacroix a entamé mercredi une visite au Liban. Il y discute de l'avenir de la FINUL et d'une éventuelle prolongation. Il a rencontré le Premier ministre, Nawaf Salam. Il s'est aussi entretenu avec le commandant en chef de l'armée, Rodolphe Haykal.
Une rencontre avec le président du Parlement, Nabih Berri, était également prévue. Ces échanges montrent l'ampleur des enjeux. Toutes les institutions libanaises se mobilisent autour de ce dossier.
Par ailleurs, le Conseil de l'Union européenne a approuvé lundi une nouvelle mission de soutien au Liban. Elle durera trois ans. Elle vise à renforcer l'armée libanaise et les Forces de sécurité intérieure. Elle soutient aussi la souveraineté et la stabilité du pays.
Pourquoi le maintien de la FINUL compte
Un retrait de la FINUL enverrait un mauvais signal. Le Liban subit des attaques et une occupation partielle de son territoire. Dans ce cas, retirer les observateurs internationaux profiterait à l'occupant.
En effet, sans témoin onusien, les violations seraient plus difficiles à documenter. Le Conseil de sécurité porte donc une lourde responsabilité. Il doit répondre à la demande libanaise.
De plus, la même logique d'impunité s'observe en Palestine occupée (Cisjordanie) et à Gaza. Chaque fois que la communauté internationale hésite, l'agression s'installe. Le Liban ne doit pas subir ce scénario.
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