Israël: la commission électorale valide les résultats définitifs du scrutin
14:38, 04/11/2026, mercredi
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IHAIHA
La Commission électorale israélienne valide les résultats définitifs des législatives. La Commission électorale centrale israélienne a validé mercredi les résultats définitifs des législatives, par 15 voix pour, deux contre et 14 abstentions. Son président assure que les enquêtes en cours ne remettent pas le scrutin en cause. Benjamin Netanyahu et son bloc dénonçaient pourtant des fraudes dans la communauté arabe. Les partis arabes décrochent un record de 19 sièges, et aucun bloc n'atteint la majorité.
La Commission électorale centrale israélienne a validé, mercredi, les
résultats définitifs des élections israéliennes
. Elle s'est prononcée en séance plénière. Ce vote officialise un scrutin contesté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. En effet, son camp dénonce des fraudes dans la communauté arabe, sans preuve à ce jour.Une validation sans enthousiasme
Les résultats ont recueilli 15 voix pour, deux contre et 14 abstentions, selon le site israélien Ynet. Ainsi, près de la moitié des membres ont refusé de se prononcer. Cette répartition trahit un climat de défiance autour du scrutin.
Le texte a toutefois été adopté. Il reste désormais à savoir si cette validation apaisera la polémique ou si elle nourrira les accusations du camp Netanyahu.
Ce que dit le président de la commission
Le président de la commission, le juge Noam Solberg, a précisé la situation. Selon lui, des allégations visant certains aspects du processus électoral font l'objet d'investigations. Il a cependant écarté tout doute global. Ces soupçons
"ne remettent pas en cause les élections dans leur ensemble"
, a-t-il souligné.Aucun élément prouvant une atteinte à l'intégrité du vote
Plus tôt dans la journée, la commission avait tenu une ligne claire. Elle n'avait trouvé aucun élément démontrant que l'intégrité du scrutin était compromise. Par ailleurs, elle avait déjà indiqué vendredi que l'enquête du Shin Bet, le service de sécurité intérieure, ne visait aucune communauté. D'après Ynet, cette enquête n'affecte pas non plus les résultats finaux.
Netanyahu accuse la communauté arabe de manipulation
Benjamin Netanyahu et les partis de droite de son bloc ont dénoncé des fraudes. Ils visent le vote des citoyens arabes d'Israël, c'est-à-dire des Palestiniens de 1948. Le Premier ministre a même accusé les partis arabes d'avoir "volé" le scrutin, selon Euronews. Il a demandé une enquête approfondie à la police et au Shin Bet.
Pourquoi une telle offensive ? Euronews y voit une manœuvre politique. En contestant la régularité du vote, Netanyahu chercherait à empêcher toute alliance entre ses adversaires et les partis arabes. De plus, cette stratégie lui permet de masquer le recul de son propre camp.
Cependant, les institutions israéliennes elles-mêmes n'ont pas validé ce récit. Selon le média Kapitalis, la police a démenti les accusations de vote "volé". Ce point reste à confirmer auprès d'une source primaire.
Les chiffres du scrutin du 27 octobre
Le vote législatif s'est tenu le 27 octobre 2026. La commission a publié les chiffres définitifs au petit matin du vendredi 30 octobre. Voici les principaux résultats, d'après le Times of Israël et i24NEWS:
-
Bloc pro-Netanyahu
: 53 sièges, dont 27 pour le Likoud ;-
Opposition menée par Gadi Eisenkot
: 48 sièges, dont 21 pour son parti Yashar ! ;-
Partis arabes
: 19 sièges, soit 11 pour la Liste arabe unie et 8 pour Raam.Ces chiffres révèlent un net recul du bloc de Netanyahu. Il détenait 68 sièges dans la Knesset sortante, selon le Times of Israël. En revanche, les partis arabes réalisent un score record. Ils doublent presque leur représentation, qui était de 10 sièges. La participation a atteint 77,9 %, selon Ynet.
Une Knesset sans majorité claire
Aucun bloc n'atteint les 61 sièges nécessaires pour gouverner. La Knesset compte 120 députés. Dès lors, les partis arabes pourraient faire pencher la balance, selon Euronews.
Les négociations s'annoncent donc difficiles. Yaïr Golan, chef des Démocrates, défend un partenariat pour remplacer Netanyahu. En revanche, Avigdor Liberman a réaffirmé son refus de siéger avec les partis arabes ou avec le Premier ministre sortant, d'après i24NEWS. Enfin, la nouvelle Knesset doit prêter serment le 10 novembre, selon la presse indienne.
Pourquoi cette affaire concerne aussi les Palestiniens
Cette campagne contre le vote arabe n'a rien d'anodin. Elle s'inscrit dans une longue tradition de délégitimation des citoyens palestiniens d'Israël. Les accuser de fraude revient à nier leur poids politique légitime. Ils représentent pourtant une part importante de la population. De plus, leur vote record de cette année prouve leur volonté de peser sur les décisions du pays.
Cette séquence éclaire aussi la nature du système israélien. Un Premier ministre inculpé, selon plusieurs médias, conteste un résultat qui lui déplaît. Il cible une minorité déjà discriminée. Ce réflexe en dit long sur la fragilité de la démocratie dont Israël se réclame.
Enfin, rien n'annonce un changement de cap pour la Palestine occupée (Cisjordanie) et pour Gaza. Que Netanyahu reste ou parte, l'occupation continue. Les Palestiniens, eux, ne votent pas pour désigner ceux qui décident de leur sort.
La validation des résultats clôt l'épisode électoral, mais pas la crise politique. La commission n'a trouvé aucune preuve de fraude. Netanyahu a perdu du terrain et dénonce un vote arabe record. Les prochains jours diront si une coalition est possible, et avec qui.
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