Mali: un an de prison ferme requis contre un opposant ayant mis en cause la junte burkinabè

Une peine d'un an de prison ferme a été requise lundi contre un opposant malien, jugé devant un tribunal de Bamako pour avoir tenu des propos critiques contre les militaires au pouvoir au Burkina Faso voisin.
Le Mali et le Burkina Faso, tous deux dirigés par des régimes militaires à la suite de putschs entre 2020 et 2022, ont pris des mesures répressives contre la presse, suspendu l'accès ou la diffusion de plusieurs médias - notamment étrangers - et réduit au silence ou emprisonné des journalistes et autres voix critiques.
Ils ont fondé avec le Niger une confédération, l'Alliance des États du Sahel (AES).
La décision a été mise en délibéré au 30 décembre, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.
Issa Kaou N'Djim a été l'un des vice-présidents du Conseil national de transition (CNT), l'organe législatif des militaires au pouvoir au Mali, avant de se prononcer en faveur d'une fin rapide de la période dite de transition censée rétablir un régime dirigé par des civils.
La junte au Burkina Faso annonce régulièrement des cas de tentatives de déstabilisation, conduisant notamment à l'interpellation de plusieurs officiers et de civils. La dernière en date remonte à fin septembre.
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