Israël menace de frapper à nouveau le Hezbollah
14:38, 16/08/2026, dimanche
AFP

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Israël menace de frapper à nouveau le HezbollahIsraël a menacé dimanche de nouvelles frappes contre le Hezbollah après avoir tué deux commandants du groupe chiite lors d'opérations meurtrières qui ont fait 11 morts selon les autorités libanaises.
Menaces de représailles et bilan humain
Israël a menacé dimanche de frapper à nouveau le Hezbollah en cas de menace persistante, au lendemain d'opérations meurtrières dans le sud du Liban. Selon les autorités libanaises, ces frappes ont fait 11 morts, constituant les attaques les plus meurtrières depuis la conclusion en juin d'un accord-cadre sous parrainage américain. Le président Joseph Aoun a déploré la mort
"d'une famille entière"
dans le village d'Ansar, tandis que le ministère de la Santé faisait également état de trois enfants et deux femmes parmi les victimes. "Nous réglerons tous nos comptes, dans quelque arène de combat que ce soit. Nous défendrons nos soldats et nos civils avec toute notre puissance", a écrit sur X le ministre de la Défense Israël Katz.Élimination de commandants et contexte sécuritaire
L'armée israélienne a affirmé avoir éliminé Abou Hassan Alaaune, présenté comme un haut commandant de l'unité Badr du Hezbollah impliqué dans les tirs de drones explosifs. Par ailleurs, elle avait annoncé la veille la mort d'Ali Samir Al-Haj Hassan, commandant de la Force al-Radwan, une unité d'élite du mouvement chiite pro-iranien. Toutefois, elle a précisé avoir appris a posteriori que la famille de ce dernier se trouvait avec lui au moment du raid, ajoutant qu'elle
"n'était pas la cible de la frappe".
Ces frappes répondaient aux tirs de drones explosifs qui ont grièvement blessé trois soldats israéliens à l'intérieur de la "zone de sécurité",
terme désignant la bande frontalière d'une dizaine de kilomètres occupée par Israël dans le sud du Liban.Condamnations onusiennes et accusations croisées
Imran Riza, coordinateur humanitaire de l'ONU pour le Liban, a condamné ces frappes.
"Les enfants et les civils continuent de payer un prix inacceptable. Le droit international humanitaire est clair : les civils doivent être protégés en tout temps"
, a-t-il déclaré. De plus, le cabinet de Benjamin Netanyahu a accusé le Hezbollah de placer sciemment des civils en danger, une version rejetée en bloc par le groupe chiite. Selon la même source, ce dernier a accusé le Premier ministre israélien, qui fait l'objet de procédures devant la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis à Gaza, de "présider une nouvelle fois au massacre de civils libanais".
Ces opérations interviennent dans le cadre d'un accord-cadre sous parrainage américain conclu en juin, prévoyant notamment le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien et le déploiement de l'armée libanaise dans la région. Pour rappel, le Liban a été entraîné début mars dans le conflit opposant l'Iran à Israël et aux États-Unis lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, provoquant des bombardements intenses et un déploiement militaire ayant fait plus de 4 300 morts selon Beyrouth.
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