Iran : Mehrdad Akhlaghi nommé ministre de la Défense
12:19, 18/10/2026, dimanche
AFP

Médias iraniens
Mehrdad Akhlaghi, nouveau ministre iranien de la Défense.Mehrdad Akhlaghi, visé par des sanctions onusiennes, a été formellement nommé ministre de la Défense de l'Iran dimanche par le Parlement, huit mois après la mort de son prédécesseur dans des frappes israélo-américaines, a indiqué la télévision d'État.
La nomination officielle
Selon la télévision d'État iranienne, Mehrdad Akhlaghi a été nommé ministre de la Défense dimanche à l'issue d'un vote parlementaire, officialisant ainsi une fonction restée vacante depuis près de huit mois suite à l'élimination de son prédécesseur lors des premières frappes israélo-américaines.
"Mehrdad Akhlaghi a été nommé ministre de la Défense à l'issue d'un vote",
a précisé la chaîne publique, soulignant que cette désignation intervient dans un contexte de tensions persistantes avec les puissances occidentales concernant le programme militaire et nucléaire de Téhéran.Un poste vacant depuis huit mois
Depuis fin février, date où le général Aziz Nassirzadeh a trouvé la mort dans l'attaque israélo-américaine du 28 février, le ministère était géré par intérim par le général Majid Ebnelreza, officier des Gardiens de la Révolution qui officiait comme adjoint du défunt ministre. Cette attaque, qui avait visé plusieurs hautes personnalités du régime, avait notamment coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei, au chef d'état-major Abdolrahim Moussavi, au commandant des Gardiens de la Révolution Mohammad Pakpour ainsi qu'à Ali Shamkhani, conseiller influent pour les questions de sécurité, marquant ainsi le début de la guerre au Moyen-Orient.
Un technocrate de l'industrie de défense
Agé de 68 ans et dépourvu de formation militaire classique,
Mehrdad Akhlaghi
compte toutefois quarante-deux ans de service au sein du ministère qu'il dirige désormais. Par ailleurs, il présidait depuis 2013 l'Organisation des industries de défense iraniennes, entité rattachée au ministère et chargée de concevoir et de produire le matériel militaire du pays.Selon les médias locaux, il a consacré une grande partie de sa carrière aux secteurs aérospatial et balistique iraniens. En outre, il fait l'objet depuis 2007 de sanctions des Nations unies liées aux programmes balistique et nucléaire de la République islamique, mesures qui entraînent notamment le gel de ses éventuels avoirs à l'étranger.
Le renforcement du Front de la résistance
Face aux députés, le nouveau ministre a présenté ses priorités en soulignant l'importance des alliances régionales.
"Le renforcement du Front de la résistance, plus encore qu'auparavant, constituera également l'un des axes majeurs de mon programme"
, a-t-il déclaré devant le Parlement, selon des propos rapportés par l'agence de presse Tasnim.Cette déclaration s'inscrit dans la lignée de la politique iranienne de soutien aux groupes armés hostiles à Israël, tandis que Téhéran cherche à consolider sa dissuasion régionale face aux pressions américaines et israéliennes. Pour rappel, le Parlement iranien doit systématiquement approuver les nominations ministérielles et détient également le pouvoir de révocation, conférant ainsi une légitimité parlementaire à ce choix stratégique dans un contexte de conflit ouvert.
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